Semaine 20 : en davant !

Bonjour à toutes et tous,

Les rencontres vont pouvoir recommencer dans des conditions inhabituelles.

Faute de pouvoir accueillir plus de 10 personnes dans la librairie et faute de salon du livre cette année, l’association Livres sans Frontières et L’Escapade s’associent pour deux soirées à venir à l’auditorium de la Villa Bedat.

Samedi 5 juin à 18h00, vous pourrez venir à la rencontre des éditions Cairn, en présence du directeur et fondateur Jean-Luc Kérébel.
Nous échangerons avec Jean-Luc sur le travail d’une maison d’éditions indépendante basée au pied des Pyrénées (agglomération paloise), son histoire et ses perspectives. Il évoquera également la toute nouvelle association régionale des éditeurs indépendants de Nouvelle-Aquitaine (AENA).
Jean-Luc sera accompagné par deux ou trois auteurs Cairn qui pourront également vous dédicacer leurs ouvrages :
– les auteurs de romans policiers Michel Brome-Tonne et Philippe Lescarret (Philippe est un habitué d’Oloron : à chaque fois, il réussit à classer ses romans – 4 à ce jour – dans les meilleures ventes annuelles de l’Escapade).
– l’historien Jean-François Soulet
Cette soirée s’inscrit également dans le cadre de l’opération « Pépites en stock » organisée par l’association régionale Librairies indépendantes en Nouvelle-Aquitaine.

Vendredi 18 juin à 18h30 : rencontre-dédicace avec Joseph Béhé pour sa BD « et l’homme créa les dieux » qui vient de paraitre chez Futuropolis, adaptation de l’essai éponyme de Pascal Boyer paru en 2001 chez Robert Laffont.
Joseph a réussi l’exploit de mettre en cases, en bulles et en dessins cet essai d’anthropologie qui tente de répondre à des questions existentielles telles que « pourquoi les hommes croient en Dieu, ou pas ? », « d’où viennent les religions ? » …
en savoir +

rencontre organisée avec le soutien de Librairies indépendantes en Nouvelle-Aquitaine.

Pour ces deux soirées, organisées dans le respect des règles sanitaires en vigueur et grâce au soutien de la Communauté de Communes du Haut-Béarn, il est nécessaire de réserver votre place sur librairie.escapade@gmail.com ou au 05 59 39 40 30 (aux jours et horaires d’ouverture de la librairie).

En attendant de nous retrouver pour ces deux rencontres ou à la librairie, vous trouverez ci-dessous la sélection hebdomadaire.

Belle semaine

Cédric

Publié dans AGENDA, dédicaces, sélection hebdomadaire | Laisser un commentaire

Semaine 19

Bonjour à toutes et tous,

dans la sélection hebdomadaire de dix ouvrages reçus ces derniers jours, j’attire votre attention sur le nouveau recueil de Cole Swensen « Poèmes à pied » paru chez Corti ; Cole était venue à L’Escapade en septembre 2018 à l’occasion de « Poésie dans les chais ».

Ces derniers jours, la météo n’étant pas très propice à des travaux et/ou longues périodes contemplatives dans nos jardins potagers respectifs, je vous propose la découverte de la BD « Le potager Rocambole, la vie d’un jardin biologique » de Laurent Houssin et Luc Bienvenu, chez Futuropolis.
Présentation de l’éditeur :
Apprendre les secrets du jardinage biologique sans tomber dans les dogmes habituels, telle est la démarche de l’ancien maraîcher bio Luc Bienvenu, professeur à L’École Du Breuil (école d’horticulture de la ville de Paris) et coordinateur des jardins Rocambole près de Rennes. Il partage son savoir-faire avec le dessinateur Laurent Houssin, tombé sous le charme de ce jardin pas comme les autres, et qui lui a proposé de le suivre, le temps d’une année, pour en faire une bande dessinée drôle, pratique, théorique, philosophique, autour du jardin.
La suite ici : https://www.futuropolis.fr/9782754828758/le-potager-rocambole.html

Avec cet ouvrage pédagogique, mais jamais ennuyeux, vous vous interrogerez certainement sur vos pratiques et vos méthodes. Tous les thèmes sont abordés: vie du sol et vies dans le sol, rotations, assolements, techniques culturales, conservations … loin des théories douteuses que l’on rencontre parfois au rayon jardinage.

Cette semaine, notre cinéma le Luxor et nos cafetiers-restaurateurs peuvent nous accueillir à nouveau … enfin !

Bonne semaine, le soleil va revenir

Cédric

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Semaine 18 : le temps de vivre

Bonjour à toutes et tous,

une courte lettre hebdo cette semaine pour vous rappeler que la librairie sera fermée ce jeudi férié 13 mai * et pour vous inviter à lire un roman qui m’a emballé : « paresse pour tous » d’Hadrien Klent qui vient de paraître aux éditions Le Tripode.

Dans ce roman érudit et joyeux, Klent imagine la campagne pour l’élection présidentielle française de 2022 à travers le programme du candidat Émilien Long ; programme qui va s’articuler autour d’une idée oubliée ces dernières années : la réduction drastique du temps de travail.
Redonner du temps aux gens pour vivre et alléger ainsi bien des maux de notre société mortifère.
Hadrien Klent et Émilien Long réussissent le temps d’un roman à réenchanter la Politique, à nous donner envie de croire à un autre imaginaire politique, à un horizon qui redonne du sens à nos vies, sur le plan individuel et sur le plan collectif.
C’est intelligent et malin, ça interroge nos choix de vie, et ça donne envie que pour 2022, une candidate ou un candidat reprenne le programme d’Émilien Long : nul doute qu’elle ou qu’il rassemblerait un nombre significatif de suffrages.
Serait-ce suffisant pour gagner l’élection ? Il faut lire « Paresse pour tous » pour le savoir. Je vous le conseille vivement … et sourire en lisant, ça n’est pas si fréquent.

Présentation de l’éditeur :
Et si on ne travaillait plus que trois heures par jour??
Telle est la proposition iconoclaste d’Émilien Long, prix Nobel d’économie français, dans son essai « Le Droit à la paresse au XXIème siècle ». Très vite le débat public s’enflamme autour de cette idée, portée par la renommée de l’auteur et la rigueur de ses analyses. Et si un autre monde était possible ? Débordé par le succès de son livre, poussé par ses amis, Émilien Long se jette à l’eau : il sera le candidat de la paresse à l’élection présidentielle. Entouré d’une équipe improbable, il va mener une campagne ne ressemblant à aucune autre. Avec un but simple : faire changer la société, sortir d’un productivisme morbide pour redécouvrir le bonheur de vivre.


« En 2008, on devait surmonter la crise des subprimes. Aujourd’hui, celle du coronavirus. ­Demain, ce sera quoi ? Le réchauffement climatique ? La conquête de Mars ?
À chaque fois, le libéralisme triomphant propose qu’on souffre encore plus ! Qu’on se sacrifie pour sauver un système qui est pourtant absurde. Qu’on nourrisse un monstre incontrôlable et incontrôlé. Moi je propose le contraire. Qu’on inverse la place du travail et du temps libre. Qu’on interroge notre place dans la marche du monde. Je suis la voix de ceux qui veulent que la vie ne se résume pas au travail, à la croissance, à la consommation » Émilien Long

Extraits :
« une société qui refuse le productivisme, qui refuse la destruction de la nature, qui refuse la fuite en avant. Une société où les gens peuvent respirer, dans tous les sens du terme : respirer un meilleur air, un air moins chaud, moins pollué, et respirer parce qu’ils ont du temps en dehors du travail, pour vivre.« 

« C’est le monde dans lequel on vit qui est incongru. C’est cette course à la réussite, à la richesse, à l’objet électronique avec trois yeux photographiques, à la puce qui sait tout de vos déplacements, au vain narcissisme des réseaux sociaux qui laissent chacun sur sa faim, car à dialoguer dans le vide on ne peut se nourrir. Le projet d’Émilien Long, c’est d’arrêter tout. Vous connaissez L’An 01 ? « On arrête tout, on réfléchit et c’est pas triste » . Il faut s’arrêter. Arrêtez-vous ! Écoutez ! « 

Belle semaine à toutes et tous

Cédric

* la librairie sera donc ouverte mardi, mercredi et vendredi, samedi

Publié dans sélection hebdomadaire | Laisser un commentaire

Semaine 17

Bonjour à toutes et tous,

Avant de retrouver ci-dessous la sélection hebdomadaire de dix nouveautés reçues ces derniers jours, je vous fais part de trois idées de lectures noires qui traitent peu ou prou des mêmes thématiques autour de l’emprise numérique sur nos vies.

« Trackés » de Christophe Nicolas paru aux toutes nouvelles éditions Argyll.
En France, dans un climat de tensions sociales, un célèbre journaliste et lanceur d’alerte est froidement exécuté dans son appartement parisien.
Sur les lieux du crime, alors que certains concluent déjà à un acte terroriste, la capitaine de police Florence Roche exige d’être chargée de l’enquête. Placardisée pour raisons politiques, elle est déterminée à découvrir la vérité, quitte à ce que celle-ci déplaise à sa hiérarchie.
La policière trouve une alliée naturelle en Julia, fille du journaliste, mêlée malgré elle à l’affaire lorsqu’une des sources de son père la contacte, et la pousse dans les rouages d’une machination qui pourrait ébranler jusqu’aux fondations de notre démocratie.

Ce thriller aborde la corruption politique, les abus de pouvoir, la manipulation des médias (ou le choix d’orientation de l’info) mais aussi la vidéosurveillance, la récolte et l’utilisation dont la revente de nos données par les GAFAM pour aboutir à une chose : le contrôle social.

Le second roman de Benjamin Fogel « le silence selon Manon » est sorti en avril aux éditions Rivages. Ayant raté la sortie de son premier, j’ai donc enchaîné sur « la transparence selon Irina » qui vient de paraître en poche. Si certains personnages ont des des liens dans ces deux histoires, ces deux polars peuvent se lire séparément et pas forcément dans l’ordre chronologique.
Irina « vit » en 2058, Internet n’existe plus et est remplacé par le « Réseau » où toutes nos données, même les plus personnelles sont connues de toutes et tous, grâce à une puce électronique implantée sous la peau. Le Réseau cherche à réguler la paix sociale en fichant et notant chacun.e. Pour préserver une forme d’intimité, un certain nombre de gens choisissent d’évoluer sous pseudo dans la vie réelle, quand d’autres considérés comme cyberterroristes combattent cette transparence absolue. L’individualisme est devenu la norme et la surveillance technologique totale.
Manon, elle, vit demain, en 2025. Le harcèlement en ligne a pris de telles proportions que la police y consacre de plus en plus de moyens. Les masculinistes se réunissent sur des forums numériques où ils déversent leur haine des femmes. Cette haine « virtuelle » va se déverser dans la vie réelle.
Avec nuances, Benjamin Fogel nous invite à réfléchir sur notre servitude numérique, sur nos libertés individuelles sans cesse rognées par les « progrès » technologiques de surveillance, sur nos responsabilités dans ces pertes de libertés, sur l’utilisation non régulée et non contrôlée des moyens technologiques, sur nos croyances concernant les bienfaits (réels ou supposés) apportés par ces outils et sur notre réelle volonté de vivre en accord avec nos principes.
J’ai cru lire quelque part que ces deux romans s’inscrivaient dans une trilogie, j’ai hâte de lire le troisième roman de Benjamin Fogel.

Si comme moi, vous lisez ces trois romans quasiment coup sur coup, il est probable que vous n’ayez qu’une envie : quitter la réalité virtuelle des réseaux sociaux et profiter de la vie réelle autour d’une table, ou en contemplant l’océan ou nos Pyrénées.
Ça tombe bien, dès demain, vous pourrez sortir sans surveiller votre application numérique qui vous indique si vous êtes à plus ou moins 10 kilomètres de votre domicile 😉

Bon dimanche et belle semaine

Cédric

PS : « quand c’est férié, c’est fermé », la librairie sera donc fermée le samedi 8 et le jeudi 13 mai.

Publié dans sélection hebdomadaire | Un commentaire

Semaine 16 : merci

Bonjour,

retour de la sélection hebdomadaire en photos, accompagnée du kaléidoscope de samedi, jour de la Fête de la librairie indépendante.
Pour cette 4ème édition à L’Escapade, vous êtes encore venu.e.s en nombre pour manifester votre soutien et votre fidélité à votre librairie de proximité et je vous en remercie chaleureusement. J’espère que les romans que j’ai suggéré à certain.e.s d’entre vous, vous plairont autant qu’ils m’ont plu.
Merci également à toutes celles et tous ceux qui ont accepté de jouer le jeu de la photo pour montrer la bibliodiversité dans les librairies indépendantes.
Et merci à Kris pour le muguet 😉

Je vous donne rendez-vous l’année prochaine pour cette manifestation.

[pour rappel, lors de cette journée, le livre édité à cette occasion sur la loi Lang était offert pour tout achat de livre sur place !
(si la personne qui a acheté un roman d’Alice Zeniter et à qui j’ai complètement oublié d’offrir ce livre se reconnait : je vous l’ai mis de côté, vous pouvez passer le chercher)]

J’attire votre attention sur le fait que les deux prochains samedis, 1er et 8 mai, seront fériés et vous rappelle donc le slogan associé : « quand c’est férié, c’est fermé ».

Lors de ces prochaines semaines, il est possible que mes collègues commerçants, cafetiers, restaurateurs et les lieux culturels puissent vous accueillir, dans des conditions non définies à ce jour : je compte sur vous pour leur manifester votre soutien comme vous l’avez fait pour les librairies indépendantes depuis de longs mois déjà.

Je vous souhaite de passer une belle semaine, avec de belles lectures.

Cédric

Publié dans Non classé | 2 commentaires

Semaine 14 : Fête de la librairie indépendante

Bonjour à toutes et tous,

Le samedi 24 avril, L’Escapade participe à la 23ème édition de la « Fête de la librairie indépendante ».
Traditionnellement, à la San-Jordi, saint-patron des libraires en Espagne, est célébrée la journée mondiale du livre et du droit d’auteur.

À cette occasion, pour tout achat d’un livre (ou plusieurs), une rose choisie par Stéphane Jaladi de l’Arôme des Sens et un livre vous seront offerts* (retour en photos sur l’édition 2020, décalée en juin pour cause de Covid).
Ce livre inédit, traditionnellement offert ce jour-là aux client.e.s des librairies participantes, est consacré aux quarante ans de la loi Lang. Inspiré des débats de l’époque, il revient sur l’histoire mouvementée de l’instauration du prix unique en France*, à l’été 1981, et sur ses bienfaits, notamment pour la librairie indépendante.
Depuis cette date dans toute la France, le prix des livres est fixé par l’éditeur : un livre neuf a le même prix sur les plateformes du Net, en grandes surfaces culturelles ou en librairies indépendantes (une remise de 5% est tolérée, mais non obligatoire ; à L’Escapade, vous cumulez cette remise sur votre carte de fidélité).
Dans cet ouvrage, des libraire, éditeur, autrice, auteur, dessinateur, historien abordent cet événement sous différents angles : historique, éditorial, journalistique et littéraire.
Ce livre fourmille d’anecdotes, sur la bataille qu’a dû mener le jeune Ministre de la Culture, contre la famille Leclerc et la Fnac, contre parfois certains de ses collègues socialistes au gouvernement, mais avec le soutien des sénateurs et députés de droite. Le monde du livre (éditeurs et libraires) était également partagé sur ce prix unique.
Aujourd’hui, il est peu probable que les uns ou les autres remettent en cause cette avancée majeure pour la richesse littéraire et éditoriale en France.

* dans la limite des quantités disponibles

Je vous donne donc rendez-vous le samedi 24 avril de 9h30 à 18h30 (journée continue) dans le respect scrupuleux des « gestes barrières » (masque, gel, espacement, jauge, ventilation …).
{la case 6 de cette attestation si vous habitez à plus de 10 kilomètres].

D’ici là, la librairie est ouverte du 12 au 15 avril, puis je prends quelques jours de congés du 16 au 20 avril. Réouverture le mercredi 21 avril.

Ci-dessous, vous retrouverez la sélection habituelle hebdomadaire avec notamment le nouveau livre de Laure Gasparotto, journaliste œnophile que nous avions accueillie en avril 2018 à la librairie, et le recueil savoureux des brèves de prétoire de Daniel Corsand, journaliste lui aussi.

Bonne semaine

Cédric

Publié dans AGENDA, sélection hebdomadaire | Tagué | Laisser un commentaire

Semaine 13 : confinement, tome 3

Bonjour à toutes et tous,

pour accompagner la sélection hebdomadaire, je vous confirme que durant les semaines à venir, la librairie devenue « essentielle » restera ouverte aux jours et horaires habituels.
Si vous habitez dans le département des Pyrénées-Atlantiques à plus de 10 km de la librairie, vous devez vous munir de la nouvelle attestation de déplacement et cocher la case 6.

Je me réjouis de pouvoir vous accueillir, mais je reste solidaire des collègues dont les établissements sont fermés depuis trop longtemps, et celles et ceux qui doivent à nouveau refermer leurs portes. Je vous invite à profiter des services des commerces qui pourront mettre en place des solutions de « retrait de commandes ».
Pour les Oloronais.es qui ne peuvent pas se déplacer, je vous rappelle que vous pouvez vous faire livrer à vélo par Eat’s Maud qui travaille avec de nombreux commerces et restaurants, dont L’Escapade.

Concernant la librairie, la « bamboche » avec les autrices et auteurs n’est pas encore pour tout de suite, ni avec le monde de la Culture d’une manière générale.
Mais si les restrictions ne se renforcent pas, je vous invite à cocher le samedi 24 avril dans votre agenda.
A l’occasion de la 23ème édition de la « Fête des librairies indépendantes », une rose choisie par Stéphane de l’Arôme des Sens et un livre vous seront offerts*. Cet ouvrage « Que vive la loi unique du prix du livre ! » célèbre les quarante ans de la loi Lang qui a instauré dans toute la France la vente des livres neufs à l’unique prix fixé par l’éditeur.
Évidemment, cette manifestation ne se tiendra que si la situation sanitaire le permet et en respectant scrupuleusement les « gestes barrières » (masque, gel, espacement, jauge, ventilation …).
(Retour en photos sur l’édition 2020 qui avait été décalée en juin)

PS : J’avais prévu de prendre quelques jours de congés du 16 au 20 avril, pour l’instant cette fermeture choisie est maintenue.

Bonne semaine,
et bon courage aux professeurs, élèves et familles qui vont renouer avec les joies de l’enseignement à distance.

Cédric

* pour tout achat de livres

Publié dans sélection hebdomadaire | Laisser un commentaire

Semaine 12

Bonjour,

Comme chaque semaine, voici ma sélection subjective en dix photos de livres reçus récemment.
J’en ajoute une onzième pour vous signaler que les dernières nouveautés des éditions La Crypte, que vous aviez pu rencontrer lors de « Poésie dans les chais 2019 », sont désormais bien en place rue de la Cathédrale.

Comme évoqué la semaine dernière et après que cette nouveauté soit enfin arrivée jusqu’à Oloron (vive les joies de la logistique de la « chaîne du livre »), je vous invite vivement  à lire « Indésirable » le huitième roman de Erwan Larher qui vient de paraître aux éditions Quidam.

Certain.e.s  d’entre vous ont rencontré Erwan Larher en décembre 2017 à la librairie quand il est venu nous parler de son sixième roman « Le livre que je ne voulais pas écrire ».
Depuis, je crois que j’ai tout lu d’Erwan, même son amour pour Robert Smith.
Dans son œuvre, je mets à part « Le livre que je ne voulais pas écrire », qui fait partie des livres qui m’ont le plus bousculé depuis que je suis libraire (c’est Le livre de 2017 à L’Escapade).
Sur les six autres romans parus,  « l’abandon du mâle en milieu hostile » était mon préféré. Mais il est possible que « Indésirable » lui dispute la place.

Dans ce roman, Erwan questionne encore et toujours notre époque, et sculpte une langue. Il interroge le genre. Notre société change, bouge, évolue, il faut bien que ça se traduise dans la langue et son écriture.

Dans cette satire, il est question de différence, de « vivre-ensemble », de néo-ruraux, de désertification, de traditions. Erwan dézingue certains conservatismes de manière joyeuse. Il s’attache également à défendre une démocratie plus horizontale, une certaine idée de la culture et du patrimoine en milieu rural.
Pour celles et ceux qui suivent Erwan, vous imaginerez vite que « la maison du Disparu » est en fait le « Logis du musicien ». Des infos sur ce projet de résidence d’écrivains sont ici, et pour faire un don, c’est là !

Si comme moi, vous aimez la « politique rurale », les vieilles pierres et apprendre de nouveaux mots, vous ne serez pas déçu.e.s ! J’ai hâte de connaître la suite des aventures de Sam.

La quatrième de couverture
« Quand Sam Zabriski s’installe à Saint-Airy, dans la maison dite « du Disparu », le destin de ce village rural au riche passé historique bascule.
Ici, on se méfie des étrangers. Ici, on décatit entre soi. Ici, on a des certitudes, dont celle-ci que l’humanité se compose exclusivement d’hommes et de femmes. Or impossible de deviner à quel genre appartient Sam, par ailleurs énigmatique quant à son passé. L’incertitude et l’inconnu dérangent, les passions s’exaltent, les tensions s’aiguisent.
Après quelques escarmouches, la guerre est bientôt déclarée.
Personne n’en sortira indemne.
Roman noir, roman politique, étude de mœurs, Indésirable déroule cinq années de la vie d’un microcosme perturbé par l’arrivée d’un corps étranger. Et forge une langue pour exprimer le dissemblable
« .

En vous souhaitant de profiter de cette belle semaine printanière qui s’annonce.

Cédric

Publié dans sélection hebdomadaire | Laisser un commentaire

Semaine 11 : Printemps des Poètes

Bonjour à toutes et à tous,

pour la seconde année consécutive, pour cause de « crise sanitaire », il n’y aura donc pas de soirée à la librairie à l’occasion du Printemps des Poètes.
Merci à l’association Livres sans frontières qui essaie néanmoins de faire vivre cette manifestation à Oloron par des affichages de poèmes divers et autres haïkus de Pierre-Emmanuel Michel dans la ville (notamment au Jardin public et dans la vitrine de la librairie), par une soirée spéciale sur Radio Oloron ce mardi 23 mars ou encore avec cette grille de mots croisés que vous trouverez à la fin de la sélection photographique hebdomadaire.

À L’Escapade, vous trouverez également une table consacrée au beau catalogue de la maison d’édition La Boucherie Littéraire, menée par le baroudeur Antoine Gallardo, capable d’enchaîner des centaines de kilomètres pour porter sa bonne parole de librairie en librairie à travers la France.
La Boucherie littéraire édite notamment Christine De Camy et Nicolas Vargas (qui sont déjà passés par la rue de la Cathédrale), mais aussi Estelle Fenzy, Thomas Vinau, Paola Pigani …
Sur cette table, vous trouverez aussi des carnets de notes / carné poétiques (avec des attestations dérogatoires de sortie) et le numéro de téléphone pour écouter sur la ligne du Désir de la Boucherie des extraits de différents poèmes.

A l’occasion de cette 23ème édition du Printemps des Poètes, Louise Glück, Prix Nobel de littérature 2020, est enfin éditée en France, chez Gallimard.

Pour finir, je vous invite à (ré)écouter l’émission de Denis Cheissoux « CO2 mon amour » qui recevait aujourd’hui notre musicien poète, Alain Larribet.

Dans la lettre de la semaine prochaine, je vous parlerai du nouveau roman d’un des chouchous de L’Escapade : Erwan Larher.
« Indésirable » est sorti le 18 mars, mais a du mal à rejoindre Oloron. Je vous en parle donc après son arrivée.

PS : au cas où l’information vous aurait échappé, le couvre-feu est repoussé d’une heure : la librairie vous accueille donc jusqu’à 18h45 pour une fermeture effective à 19h00.

Bonne semaine

Cédric

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Semaine 10

Bonjour à toutes et tous,

Mars et ses giboulées, dimanche et la lettre hebdo de la librairie en dix photos.

Dans les idées de lectures de la semaine :

« La grande confusion » de Philippe Corcuff aux éditions Textuel.
Corcuff nous envoie un beau pavé de 670 pages, touffu, documenté, référencé, sur les débats idéologiques actuels. Il nous donne des clés pour tenter de comprendre l’époque politique en France et pour nous aider à lutter contre le confusionnisme ambiant.
Évidemment, le lecteur pourra ne pas être d’accord avec toutes les démonstrations et analogies de l’auteur, mais cet essai est salvateur et autrement plus stimulant que les débats sans fin et souvent superficiels sur les réseaux sociaux. 

« Tempête Yonna » de Cyril Herry aux éditions In-8.
Le hameau de Braconne est coupé du monde quelques jours suite à une tempête. Les arbres tombés à terre et les urgences ailleurs empêchent de rallier ou de sortir de cette communauté d’une quinzaine d’âmes. Sans eau, électricité et autres réseaux de communication, il faudra donc s’entraider, faire passer le collectif avant les désirs individuels, sauvegarder le groupe de la folie des hommes. Une fuite immobile que Cyril Herry décrit fort bien : vous n’aurez aucun mal à ressentir les journées et les nuits passées à Braconne.
Dès que les conditions le permettront, cela pourrait donner une belle rencontre à Oloron et une occasion de parler des éditions In-8.

Des impressions de quelques-unes des dernières lectures de Sylvie, fidèle parmi les fidèles de L’Escapade :
« Brèves de solitude » de Sylvie Germain chez Albin-Michel : un roman humaniste, profond sur fond de Covid et confinement. Une galerie de portraits de solitaires touchante. A lire absolument.
« Betty » de Tiffany McDaniel chez Gallmeister : Un roman âpre sur la condition des femmes et des Indiens. Mais la poésie n’en est pas absente. On se laisse facilement embarquer par le témoignage de la narratrice.
« Les buveurs de vent » de Franck Bouysse chez Albin-Michel : Roman aux allures de western. Une fable tragique racontée dans un style précis, juste et poétique.

Pour finir, vous reconnaîtrez dans la première photo de cette sélection les deux dernières réalisations d’Amandine Laprun ;
et dans la dernière, un clin d’œil à l’ami André Cazetien qui nous a quitté le week-end dernier après 98 années d’une belle vie de luttes et de combats, sans jamais se résigner.
Adishatz André, et que ta Terre tant aimée te soit légère.

Belle semaine à toutes et tous.
Cédric

Publié dans sélection hebdomadaire | 2 commentaires