Semaine 20

Retour en photos sur la semaine passée : nouveautés reçues et rencontres avec Vincent Metzer et Chantal Cambronne-Desvignes

Cette fin de de semaine :
Vendredi 25 mai, à l’espace Jéliote, après son spectacle « que demande le peuple », Guillaume Meurice dédicacera son roman « Cosme«  paru chez Flammarion.
– Samedi 26 et dimanche 27 : salon du livre d’Oloron
(en conséquence, la librairie sera fermée le samedi 26 mai).

retrouvez l’agenda de juin
Jusqu’au 1er juin, retrouvez les « Graines de soi » d’Aurélie Dupont et quelques unes de ses toiles dans les vitrines de la librairie.

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L’Escapade de David Grosclaude

photo2David Grosclaude présentera son livre « les mots et le bâton / los mots e lo baston » le samedi 2 juin à 17h00 à l’Escapade.

Publié aux éditions ADEO, cet ouvrage est consacré à son combat pour la langue occitane et à son expérience d’élu (conseiller régional d’Aquitaine de 2010 à 2015). Il y défend la thèse que la défense de la diversité linguistique et la défense de la diversité biologique sont étroitement liées.

couv2Le livre est sorti en deux versions, l’une en occitan et l’autre en français.

 

le début du premier chapitre (en français puis en occitan):

Enraciné ?

Je ne combats pas pour mes racines, ni pour des traditions familiales. Je ne suis pas un militant de la langue de mes ancêtres. Je ne me sens pas plus enraciné qu’un autre. Je ne parle pas l’occitan en marchant à reculons : quand je parle avec mes enfants j’ai plutôt tendance à me sentir tourné vers l’avenir.
Si être enraciné c’est défendre des principes universels à l’endroit où l’on se trouve, alors je suis enraciné. J’aurais pu planter ces racines ailleurs qu’en pays de Béarn, territoire des confins de l’espace occitan.
Ceux qui me connaissent un peu, savent que je suis un militant occitaniste. Et quand on fait le portrait d’un militant occitaniste et que l’on veut le colorer de façon positive on se dépêche d’ajouter parfois, comme pour s’excuser : « il défend une langue régionale mais il est ouvert et tourné vers ce qui est universel ». C’est la phrase qui tue. Nous devons toujours justifier notre capacité à vivre l’universalité, puisque nous sommes à priori suspectés de communautarisme !
Miguel Torga, l’auteur portugais nous a laissé le fameux : « l’universel c’est le local sans les murs ! » (O universal é o local sem as paredes).
Ceux qui bâtissent des murs sont ceux qui refusent que la culture de l’autre soit aussi universelle que la leur. A partir de ce moment, naît l’injustice.
Comme je suis bilingue, comme j’ai deux façons de regarder le monde, je n’accepte pas les murs qui sont construits par ceux qui ne comprennent pas que j’ai deux raisons de savoir passer par dessus, comme tous ceux qui parlent deux langues.
Je n’ai pas envie de justifier quoi que ce soit ; je veux simplement dire que le combat que je partage avec d’autres, assez nombreux, est un combat universel ; en faveur d’une langue qui est la langue occitane mais qui aurait pu en être une autre si j’étais arrivé dans un  autre territoire.
J’en ai fait un combat politique. Qui pourrait contester l’idée qu’une langue, donc un moyen de communiquer  entre les hommes, de transmettre des idées, ne serait  pas un objet politique ?
Je ne suis pas, par principe, un défenseur de toutes les traditions. Il y en a certes de bonnes. Il y en a d’autres qu’il faut dépasser, changer, transformer ou même abandonner. Pour cette raison, quand on m’oppose la « tradition républicaine » pour justifier l’impossibilité pour la France d’assumer sa diversité linguistique, je souris. La tradition républicaine a supporté pendant plus d’un siècle, par exemple, que les femmes — la moitié de la population— n’aient pas le droit de vote. Avons nous bien fait de ne pas accepter que se perpétue cette tradition que la République justifiait ? Il me semble que oui !
Et quand avec le même argument, nous nous trouvons embourbés dans un centralisme qui nous paralyse, je crois qu’il va nous falloir tordre le cou à quelques traditions supplémentaires.
Je suis un militant occitaniste politique. De l’idée qu’il faut défendre la diversité linguistique et culturelle j’en ai tiré la conviction qu’il fallait défendre la diversité biologique ; peut-être ai-je fait le chemin contraire ou peut-être étaient-ce des chemins parallèles ? Peu importe ! Il me semble que si nous voulons lutter contre le changement climatique et les destructions écologiques qui en sont la conséquence, il faut aussi lutter contre l’uniformisation destructrice de la diversité humaine, qui est ce que j’appelle le « refroidissement culturel ».
Ce n’est qu’une question de préservation de quelques principes universels, les seuls qui donnent à l’humanité l’espoir de survivre et qui sont le vivre-ensemble, l’égalité et la justice.
….

Non combati pas per las meas arradics, ni per las tradicions familiaus. Non soi pas un militant de la lenga deus mens ajòus. No’m senteishi pas enrasigat mei qu’un aute (…) Se d’estar enrasigat qu’ei defénder principis universaus a l’endret on nos trobam, alavetz òc, que soi enrasigat. Qu’averí podut plantar las meas arradics endacòm mei qu’en país de Bearn, territòri de l’estrem de l’espaci occitan.

Los qui’m coneishen un pauc, que saben que soi un militant occitanista. E, a un militant occitanista, quan los qui an quauques prejutjats e’u hèn lo portrèit e que’u vòlen totun colorar positivament, que s’amanejan d’ajustar, com qui s’excusa : « que defen ua lenga regionau mes qu’ei ubèrt e virat cap a çò universau ». Que devem trop sovent justificar la nosta capacitat a víver l’universalitat, suspectats qui èm, a priori, de comunautarisme !

Miguel Torga, l’autor portugués que ns’a deishat lo famós « Çò universau qu’ei çò locau shens las parets ! » (O universal é o local sem as paredes).

Los qui basteishen parets son los qui arrefusan que la cultura de l’aute sia autant universau com la lor. A partir d’aquí, neish l’injustícia (…)Lo combat qui partatgi dab d’autas personas, pro nombrosas, qu’ei un combat universau, solide. En favor d’ua lenga qui ei la lenga occitana mes qui’n seré poduda estar ua auta, estossi arribat en un aute territòri. Que n’èi hèit un combat politic. Qui poderé contestar qu’ua lenga, donc un mejan de comunicar enter los òmis, un mejan tà transméter ideas, non seré pas un objècte politic ?

Non soi pas, per principi, un defensor de totas las tradicions. Que n’i a de bonas, segur. Que n’i a d’autas qui cau saber superar, cambiar, transformar o abandonar. Per aquesta rason, quan m’opausan la « tradicion republicana » entà justificar l’impossibilitat entà la França d’assumir la soa diversitat lingüistica, que me n’arridi. La tradicion republicana que suportè pendent mei d’un sègle, per exemple, que las hemnas — la mitat de la populacion— n’avossen pas lo dret de votar. Hasom plan de non pas acceptar que contunhèsse aquera tradicion que la Republica justificava ? Que’m sembla que òc ! (…)

Que soi un militant occitanista politic. De l’idea que cau defénder la diversitat culturau e lingüistica que n’èi tirat la conviccion que calèva defénder la diversitat biologica ; o lhèu qu’èi hèit lo camin contrari, o benlhèu los dus en medish temps. Aquò-rai ! Que’m sembla que se vòli lutar contra l’escaloriment climatic e las destruccions ecologicas qui’n son la consequéncia, que devi tanben lutar contra l’uniformizacion destructora de la diversitat umana, qui ei çò qu’apèri : l’en.hrediment culturau (…)

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Semaine 19

Retour sur quelques nouveautés reçues la semaine passée.

Cette semaine, deux rencontres à L’Escapade :
– mercredi 16 à 17h30 avec Vincent Metzger autour de l’œuvre de Henri Michaux, en savoir +
– vendredi 18 à 18h00 avec Chantal Cambronne-Desvignes pour son témoignage paru dans « filles de mai », en savoir +

Le salon du livre d’Oloron arrive à grands pas, retrouvez la liste des auteur.e.s qui seront sur le stand de la librairie

Jusqu’au 1er juin, retrouvez les « Graines de soi » d’Aurélie Dupont et quelques toiles dans les vitrines de la librairie

 

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Salon du Livre d’Oloron

Le Salon du Livre d’Oloron, organisé par l’association « Livres sans frontière » aura lieu2salon les 26 et 27 mai 2018, à l’Espace Laulhère.
Entrée libre,
le samedi de 14h00 à 18h00
le dimanche de 10h00 à 18h00

le programme complet et les animations en cliquant sur ce lien

Sur le stand de la librairie, seront présents :

– les auteur.e.s invité.e.s par l’organisation :

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crédit_photo_Serge_Corrieras _OPALE

Élise Fontenaille pour son roman « la dernière reine d’Ayiti » sélectionné pour le prix Bouquin’ados 2018. Elle présentera également une quinzaine de romans et albums jeunesse (dont un se déroule en Vallée d’Aspe et une nouveauté) et deux romans adultes.

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Bernard Prou pour « Délation sur ordonnance » paru chez Anne Carrière et dont une partie de l’histoire se déroule en Béarn. Bernard Prou a connu le succès avec « Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du Fils de Maupassant »

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crédit_photo_LaRepubliquedesPyrenees

Jean Touyarot pour son livre de souvenirs sur l’Hôtel Continental de Pau, paru chez Marrimpouey, et son récit « L’Hôtel des ombres » paru au Seuil.

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Gilles Vincent pour ses derniers romans : « La douleur du siècle » chez In-8 et le tout nouveau « Noir Vézère » chez Cairn.

– les auteur.e.s invité.e.s par la librairie

2AMCAnne-Marie Carthé pour son 4ème roman qui paraîtra à l’occasion du salon « la maison du chêne » et un roman jeunesse qu’elle a illustré « plus fort que la hyène ». Sylvie Darreau, directrice des éditions « La Cheminante » serra également présenter pour accompagner les nouveaux titres parus chez cette très belle maison d’éditions de Ciboure.

2meybeckMeybeck pour sa BD « Cosmobacchus » chez Eidola qui nous entraîne dans les vignobles à la découverte de certains côtés cachés de la biodynamie. Une BD qui fera rire « jaune » les adeptes des vins « nature ».
Meybeck a également dessiné une BD-reportage sur les Centres de rétention administrative et un album jeunesse sur les migrant.e.s à travers le monde

 

 

SJSèrgi Javaloyès pour son roman « Viral » chez In-8 qui paraît à l’occasion du salon et une nouvelle traduction (à laquelle il a participé) de 3 romans de Bernard Manciet.

 

 

2JRDJacques Rousseau-Dufour pour son essai « Journal d’un magnétiseur » chez Favre qui paraîtra lui aussi pour le salon et son roman « Quand la forêt s’en va » chez Yves Michel

 

 

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crédit-photo_Sud-Ouest

Louis Gazo et son livre de souvenirs sur le quartier Sainte-Marie « les enfants du Binet » chez Monhélios.

 

 

 

Ils ne seront présents que le samedi :

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Credit_Photo_RepubliquedesPyrénées

Régine Péhau-Gerbet pour son roman « la maîtresse des forges » chez Monhélios

 

 

 

 

2JWJean Weber pour son polar « Les ombres d’Euskadi » et son roman historique « le complot de Bidache » chez Lemieux éditeur.

 

 

 

Il y aura également une sélection de livres sur Mai 68, d’auteurs reçus dernièrement à la librairie et divers autres ouvrages (selon l’humeur du moment du libraire 😉

La librairie sera fermée le samedi 26 mai.

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Mai 1968 – Mai 2018

couvA l’occasion de 50ème anniversaire de Mai 68, une soirée lectures-témoignages aura lieu à la librairie le vendredi 18 mai à 18h00.

Chantal Cambronne-Desvignes viendra témoigner de son mai 68 à elle, qu’elle rapporte dans le recueil « Filles de mai, 68 mon mai à moi » paru aux éditions Le Bord de l’eau.
Ce livre rassemble des témoignages de femmes qui font part de leurs expériences des événements de mai 1968 et de leurs vies d’alors.

« 68 se décline en milliers d’expériences intimes et collectives. Celles qu’offre ce livre n’ont pas vocation à être exhaustives, ni même représentatives. Elles s’expriment en revanche avec sincérité, loin des reniements et des rejets qui font depuis plusieurs décennies, dans les médias, le bon ton des rédactions, loin des mépris hautains et des ricanements. Ces témoignages sont une force parce qu’ils ne parlent pas seulement du passé mais donnent espoir pour le présent, à bonne distance des triomphants. »

Isabelle lira des extraits de ce recueil.

A cette occasion, une table et une vitrine sont spécialement dédiées à la riche production d’essais, de livres-jeunesse, de romans et autres témoignages autour des « événements » de mai 1968.

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Semaine 18

retour en photos sur les livres reçus la semaine passée et sur la venue de Julien Milanesi samedi 5 mai : un belle rencontre, merci à lui et à merci à vous d’être venu.e.s nombreux.ses.

Cette semaine, la librairie sera ouverte mercredi, vendredi et samedi aux horaires habituels (fermée mardi 8 mai et jeudi 10 mai).

N’oubliez pas de noter les prochains rendez-vous de la librairie sur votre agenda.

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Henri Michaux vu par Vincent Metzger

Mercredi 16 mai, à 17h30, Vincent Metzger viendra nous parler de son livre paru chez couvL’Harmattan « Henri Michaux, fiction et diction« .

A travers des lectures de différents textes de Henri Michaux, Vincent Metzger nous invitera à resituer cette œuvre dans sa cohérence, et non pas comme une coexistence de
figures partielles ou une multitude de clefs d’interprétation exclusives. (lire la présentation de l’éditeur)

Vincent Metzger est agrégé de lettres classiques, docteur ès lettres, membre de RETINA .International et auteur de textes sur la littérature et la sémiotique.
(Détail non moins important : il vit en Vallée d’Aspe)

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