Semaine 21

Bonjour à toutes et tous,

la lettre d’infos hebdomadaire reprend peu à peu sa forme habituelle avec la sélection en photos de quelques livres (dix habituellement) reçus ces derniers jours.
L’armada des « grosses » nouveautés arrive : les derniers romans de Bernard Minier et Agnès Martin-Lugan sont sur les tables de L’Escapade,  les nouveaux Guillaume Musso et Joël Dicker y seront dans la semaine.
La semaine dernière, je vous expliquais que les délais de livraison étaient un peu rallongés par rapport « à l’avant », et qu’il fallait faire preuve de patience.
J’aimerais que cette parenthèse de deux mois nous ait appris justement à prendre le temps : le temps d’apprendre, le temps de découvrir, le temps d’attendre, le temps des saisons, le temps à perdre, le temps d’échanger, …
Je suis justement dans une lecture qui prend son temps, une histoire de « confinement volontaire » : l’histoire d’un couple de libraires démunis qui part vivre dans une maison menaçant ruine, « La Survivance », dans la montagne vosgienne, et qui va devoir réapprendre à vivre, en toute sobriété, au cœur de la nature « sauvage » et parfois rude. « La Survivance » est une ode à la nature, un éloge de la lecture et de la littérature, qui semble dire que, parfois, quand les catastrophes s’accumulent, il est temps de prendre congé du monde.
Claude Hunzinger a certainement puisé dans ce roman paru en 2012 l’envie d’écrire son dernier roman qui a obtenu le prix « Décembre » en 2019 « Les grands cerfs ».

Je vous rappelle ci-dessous les consignes sanitaires imposées encore au moins cette semaine à L’Escapade et vous souhaite une belle semaine.

Cédric

Les consignes sanitaires imposées à L’Escapade :
– vous devez avoir un masque pour entrer dans la boutique
(le port du masque dans un commerce relativement petit comme la librairie relève simplement d’un geste de protection élémentaire des uns envers les autres)
– du gel hydroalcoolique est à votre disposition à l’entrée (avec obligation de vous désinfecter les mains) et à la caisse ;
– vous ne devez pas être plus de quatre dans la librairie (cinq avec moi) ;
– vous devez appliquer au moins 1.50 mètres de distanciation physique avec les autres client.e.s ;
– l’entrée se fait par la rue de la cathédrale, la sortie par la petite porte au fond de la librairie, donnant sur la cour intérieure ;
– si les conditions météorologiques le permettent, ces deux portes sont ouvertes en permanence pour aérer et ventiler la boutique (et vous éviter de toucher les poignées)
– je suis équipé d’un masque et j’applique évidemment toutes les mesures sanitaires (lavage des mains et désinfection du terminal bancaire, du comptoir de caisse et des poignées notamment)
– si vous ne voulez/pouvez pas entrer dans la librairie, le service « commande et retrait » est maintenu avec prise de rendez-vous pour le retrait

Évidemment, après le prochain point général sur l’évolution de l’épidémie prévu début juin, ces règles pourront évoluer … en attendant, sourions sous nos masques

 

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Semaine 20

Quelle semaine !

Quel plaisir de vous revoir dans une librairie vivante après deux mois de fermeture.
J’ai bien conscience que je vous impose quelques contraintes rappelées en fin d’article, que vous respectez toutes et tous avec bonne grâce et je vous en remercie.
Elles dureront encore quelques semaines, le temps de voir comment évoluera le Covid-19.

La réouverture de la librairie ne s’est pas accompagnée comme prévu des premières livraisons de livres. Elles devraient avoir lieu la semaine prochaine, le temps que les flux logistiques se remettent en route.
Je profite de ce petit désagrément pour vous expliquer le fonctionnement de la chaîne logistique du livre.
Trois à quatre fois par semaine, j’envoie par informatique les commandes de la librairie aux distributeurs (regroupements d’éditeurs, dont les entrepôts, pour la plupart, sont installés en Île-de-France).
Ces distributeurs préparent mes cartons de livres qui sont acheminés par des transporteurs vers une plateforme logistique parisienne propre aux librairies indépendantes dénommée Prisme.
Prisme centralise les colis des distributeurs pour la plupart des librairies françaises.
Pour des raisons de coût, j’ai souhaité me faire livrer deux fois par semaine (trois fois de septembre à décembre).
Le vendredi soir (pour livraison le mardi matin à Oloron) et le mercredi soir (pour livraison le vendredi matin), le transporteur Géodis vient chercher mes cartons chez Prisme et les achemine jusqu’à Bordeaux. De Bordeaux, ces cartons prennent un autre camion jusqu’à Pau, puis un autre jusqu’à Oloron.
Ce système fonctionne très bien en conditions normales et hors jours fériés.
A l’occasion du redémarrage après deux mois d’interruption, de l’afflux des commandes des librairies et en raison des mesures barrières qui s’imposent dans les différents entrepôts et pour les transporteurs, il y a des retards compréhensibles comme le rappelle le Syndicat de la Librairie française : « La reprise progressive de l’activité chez les distributeurs et les contraintes liées à l’application des gestes barrières entraînent un retard important en matière de livraisons des commandes« .

Dans la prochaine lettre hebdomadaire, j’espère être en mesure de revenir au format habituel de la sélection subjective en photos de dix livres reçus à la librairie.

En attendant, je vous invite à lire quelques articles et prises de positions d’éditeurs et de libraires sur l’économie du livre, dans « le monde d’après » : des maisons d’éditions, des libraires, et l’analyse de Laurent Beccaria le directeur des éditions Les Arènes.

Belle semaine et à très vite.
Cédric

Les consignes sanitaires imposées à L’Escapade :
– vous devez avoir un masque pour entrer dans la boutique
(le port du masque dans un commerce relativement petit comme la librairie relève simplement d’un geste de protection élémentaire des uns envers les autres)
– du gel hydroalcoolique est à votre disposition à l’entrée (avec obligation de vous désinfecter les mains) et à la caisse ;
– vous ne devez pas être plus de quatre dans la librairie (cinq avec moi) ;
– vous devez appliquer au moins 1.50 mètres de distanciation physique avec les autres client.e.s ;
– l’entrée se fait par la rue de la cathédrale, la sortie par la petite porte au fond de la librairie, donnant sur la cour intérieure ;
– si les conditions météorologiques le permettent, ces deux portes sont ouvertes en permanence pour aérer et ventiler la boutique (et vous éviter de toucher les poignées)
– je suis équipé d’un masque et j’applique évidemment toutes les mesures sanitaires (lavage des mains et désinfection du terminal bancaire, du comptoir de caisse et des poignées notamment)
– si vous ne voulez/pouvez pas entrer dans la librairie, le service « commande et retrait » est maintenu avec prise de rendez-vous pour le retrait

Évidemment, après le prochain point général sur l’évolution de l’épidémie prévu début juin, ces règles pourront évoluer … en attendant, sourions sous nos masques

 

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Semaine 19 et (dé)confinement

Bonsoir à toutes et tous,

si la lettre hebdomadaire, souvent dominicale, va continuer comme depuis la naissance de L’Escapade, j’espère que c’est la dernière à parler de « confinement » (?).

Suite à l’invitation de quelques un.e.s d’entre vous, cette semaine j’ai (re)lu « La Peste » d’Albert Camus.
Il est effectivement troublant de constater que la description de la succession d’états psychologiques (individuels et collectifs) faite par Camus en 1947 lors de la progression d’une épidémie, ressemble très fortement à la crise sanitaire que nous traversons actuellement (même si ce roman est aussi une évocation de la période d’Occupation).
« La Peste » est bien roman universel et intemporel ; intemporalité qui est une des caractéristiques des grands textes qui se doivent de faire partie du fond de votre bibliothèque et de votre librairie.
Dans ce roman comme dans la pandémie du Covid-19 de 2020, l’abnégation des « soignants » est également unanimement soulignée.
[j’avais oublié que Camus ouvrait l’à-propos de ce blog]

A partir de demain, de nombreux commerces ont l’autorisation de rouvrir (avec beaucoup de précautions). Eux qui ont dû fermer du jour au lendemain (contrairement à d’autres, suivez mon regard) vont avoir besoin de vous.
Ces deux mois de ralentissement ont initié des réflexions sur « le monde d’après », sur de nouveaux modes de consommation, de nouvelles façons d’être, de nouvelles solidarités.
Les commerces de centre-villes, de quartiers et de villages (tout comme les producteurs et artisans locaux) prendront leur part dans ces dynamiques à réinventer. Vous aussi clientes et clients, par vos comportements d’achats, vous pouvez réorienter l’économie locale vers plus de proximité, vers moins de concentration entre les mains de quelques-un.e.s, vers plus de protection de notre environnement naturel, vers plus d’échanges, de plaisirs et de partages.

Pour les semaines à venir, je suis dans l’obligation de mettre en place quelques consignes sanitaires pour nous protéger réciproquement de ce virus qui circule encore :
– vous devez avoir un masque pour entrer dans la boutique ;
– du gel hydroalcoolique sera à votre disposition à l’entrée (avec obligation de vous désinfecter les mains) et à la caisse ;
– vous ne devez pas être plus de quatre dans la librairie (cinq avec moi) ;
– vous devez appliquer au moins 1.50 mètres de distanciation physique avec les autres client.e.s ;
– l’entrée se fera par la rue de la cathédrale, la sortie par la petite porte au fond de la librairie, donnant sur la cour intérieure ;
– si les conditions météorologiques le permettent, ces deux portes seront ouvertes en permanence pour aérer et ventiler la boutique en permanence (et vous éviter de toucher les poignées)
– je serai équipé d’un masque et d’une visière et j’appliquerai évidemment toutes les mesures sanitaires (lavage des mains et désinfection du terminal bancaire, du comptoir de caisse et des poignées notamment)
– si vous ne voulez/pouvez pas entrer dans la librairie, le service « commande et retrait » sera maintenu avec prise de rendez-vous pour le retrait.

J’espère que ces quelques mesures ne vous rebuteront pas trop [vous connaissez mon caractère, elles ne sont absolument pas négociables 😉 ] et que malgré elles, la librairie redeviendra très vite ce lieu de vie qu’elle a toujours été.
Pour les rencontres et dédicaces, il nous faudra vers preuve de plus de patience. Je ne sais absolument pas quand nous pourrons à nouveau en organiser. Mais quand ça sera possible les premiers invités seront Constance Dufort pour son nouveau roman et Patrick Fort pour « Le Foulard rouge » paru chez Gallimard juste « avant ».

Dernière information pour aujourd’hui : le réseau de distribution des livres va se remettre lentement en route demain. La majorité des entrepôts sont en région parisienne en « zone rouge » ; les manutentionnaires vont devoir s’habituer à de nouvelles façons de travailler (moi aussi) : je vous demande d’être compréhensifs quant aux délais de livraison qui pendant quelques semaines seront certainement un peu plus longs « qu’avant ».
Mais « prendre le temps » n’est-il pas une habitude que nous avons prise durant ces deux mois ? 😉

A partir du 12 mai , la librairie vous accueille aux jours et horaires habituels.
Et, exceptionnellement, demain lundi 11, pour fêter cet « après » qui débute, L’Escapade sera également ouverte de 14h00 à 18h00.
[pour les Lasseubois.es : le dépôt de vos commandes à la Boucherie Massaly fonctionne toujours, comme depuis les débuts de L’Escapade, merci à Aurore et Benoît]

Encore une fois un immense MERCI pour vos messages et témoignages de soutien et d’amitié.

À demain,
Cédric

 

 

 

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Semaine 18 et confinement

Bonjour à toutes et tous,

aujourd’hui un court billet pour vous donner les jours et créneaux horaires des retraits de vos commandes (retrouvez toutes les modalités sur la lettre de la semaine dernière) :
mardi 5 mai de 16h00 à 18h00
jeudi 7 mai de 10h00 à 12h00
samedi 9 mai de 10h00 à 12h00

J’affine actuellement les consignes pour la réouverture de la librairie à partir du 11 mai (si tout va bien) qui vont se présenter de la manière suivante :
– je serai équipé d’un masque et d’une visière et j’appliquerai évidemment toutes les mesures sanitaires ;
– vous ne devrez pas être plus de quatre dans la librairie (cinq avec moi) ;
– vous devrez avoir un masque pour rentrer dans la boutique ;
– vous devrez appliquer 2 mètres de distanciation physique avec les autres client.e.s ;
– l’entrée se fera par la rue de la cathédrale, la sortie par la petite porte au fond de la librairie, donnant sur la cour intérieure ;
– du gel hydroalcoolique sera à votre disposition à l’entrée (avec obligation de vous désinfecter les mains) et à la caisse ;
– le service « commande et retrait » sera maintenu si vous ne voulez/pouvez pas entrer dans la librairie.

Si la librairie rouvre le 11 mai, vos commandes n’arriveront pas avant le 15 au mieux (plus certainement le mardi 19) le temps que la chaîne logistique se remette en route avec de nouvelles procédures sanitaires. Les premières livraisons seront certainement assez volumineuses et je vais mettre un peu plus de temps pour les réceptionner : attendez mon message vous disant que vos livres sont arrivés, il sera inutile de me contacter ou de venir avant réception de ce message.

Il est vrai que notre département est « vert » et que le virus y a peu circulé.
Si nous voulons que ça perdure et ne pas connaître la situation vécue par l’Alsace ou la région parisienne, il faudra encore pendant quelques temps que chacune et chacun fasse preuve de bon sens et de responsabilité.

Cette semaine, je partage avec vous diverses réflexions d’auteurs glanées sur le web qui interrogent certaines conséquences individuelles et collectives de cette crise sanitaire, aujourd’hui et à moyen terme: Gilles Clément, Alain Damasio, Christophe Ono-dit-Bio

A la faveur de sa parution en poche, j’ai lu « Alto Braco » de Vanessa Bamberger paru en 2018 chez Liana Levi.
Brune, parisienne trentenaire, découvre l’Aubrac, le berceau familial, à l’occasion des obsèques de sa grand-mère. Vanessa Bamberger dresse de beaux portraits de femmes fortes dans une région rurale qui pourrait être presque n’importe où en France. Est également présent, sous-jacent, le débat entre une agriculture vivrière traditionnelle enracinée sur son territoire, et une agriculture « administrée », « intégrée » qui finalement n’est plus qu’une industrie comme une autre, mondialisée.

 

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Semaine 17 et confinement

Bonjour à toutes et à tous

tout d’abord, sachez que ça m’a fait un immense plaisir de vous revoir (sous les masques) cette semaine à l’occasion des retraits de vos commandes.
À vous, à celles et ceux qui ont passé des commandes pour l’après ou qui ont acheté des bons d’achats pour plus tard, à celles et ceux qui me font passer des messages chaleureux, au propriétaire des murs de la librairie qui m’a offert un mois de loyer, je vous adresse un immense MERCI de tout cœur.
Grâce à vous, l’Escapade continuera à vivre et à participer à la vie culturelle de notre Haut-Béarn.

Je continue cette formule « commande et retrait » encore deux semaines jusqu’au 11 mai et peut-être qu’elle perdurera, selon la situation sanitaire locale et de nouvelles habitudes prises (les modalités sont rappelées à la fin de ce billet).
Cependant, j’espère que nous retrouverons nos vieilles habitudes le plus vite possible : flâner, échanger, effleurer les livres, les feuilleter, discuter avec des autrices et des auteurs, … enfin bref, tout ce qui fait que chaque librairie est un lieu de vie, unique et indispensable.

Cette semaine, j’ai enfin lu « La longue route » de Bernard Moitessier.
Si vous n’avez pas peur d’être confiné.e seul.e sur un bateau à travers les océans,
si vous avez envie de grand large, de dauphins, de poissons volants, d’oiseaux marins et des étoiles,
si vous avez envie de faire un pas de côté, de vous détourner de la course effrénée de notre société, lisez ce livre.
Souvenez-vous le 8 novembre dernier, Corinne Morel-Darleux était venue à L’Escapade nous parler de son livre « Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce » paru chez Libertalia.
Son livre s’ouvre sur ce rappel du récit de Moitessier, de ce premier tour du monde en bateau en 1968, en solitaire et sans escale, par les trois caps (Bonne-Espérance, Leeuwin et Horn) et de ce moment où Moitessier décide de renoncer alors qu’il a course gagnée et qu’il part se retirer à Tahiti.

« Je n’en peux plus des faux dieux de l’Occident toujours à l’affût comme des araignées, qui nous mangent le foie, nous sucent la moelle. Et je porte plainte contre le Monde Moderne, c’est lui, le Monstre. Il détruit notre terre, il piétine l’âme des hommes.
… mais un jour plus personne ne le sera [libre] si les choses continuent sur la même pente. Elles sont déjà inhumaines. Alors, il y a ceux qui partent sur les mers, ou sur les routes, pour chercher la vérité perdue. Et ceux qui ne peuvent pas, ou qui ne veulent plus, qui ont perdu jusqu’à l’espoir. La « Civilisation Occidentale » devenue presque entièrement technocrate n’est plus une civilisation.
… tout ce que les hommes ont fait de beau et de bien, ils l’ont construit avec leur rêve. Mais là-bas, le Monstre a pris le relais des hommes, c’est lui qui rêve à notre place. Il veut nous faire croire que l’homme est le nombril du monde, qu’il a tous les Droits, sous prétexte que l’homme a inventé la machine à vapeur et beaucoup d’autres machines, et qu’il ira un jour dans les étoiles s’il se dépêche quand même un peu avant la prochaine bombe ».
extraits de « La longue route » de Bernard Moitessier, éditions J’ai lu, pages 294 et 295.

Voilà ce que Corinne écrit ce 26 avril 2020 sur les réseaux sociaux : « Refuser de parvenir, tenir au présent. Vivre en retrait de la société, en maverick, sans renoncer pour autant à la changer… Cette question ne m’a jamais autant habitée ».

Les écrits de Moitessier et Morel-Darleux résonnent encore un peu plus en ce moment.

Rappel du service « commande et retrait » :

1/ vous passez commande en envoyant un courrier électronique à librairie.escapade@gmail.com
(je vous demande vraiment de privilégier ce canal de communication pour vos commandes et demandes diverses)

2/ je vous confirme la disponibilité des titres demandés
(vous pouvez également le vérifier vous-même sur www.librairies-nouvelleaquitaine.com 
Je vous rappelle que pour des raisons sanitaires, la chaîne logistique du livre est à l’arrêt et que je ne peux donc vous servir que les livres présents dans les rayonnages de la librairie.
Vous pouvez commander d’autres références, mais elles arriveront à partir du 15 mai.

3/ Vous passez retirer votre commande sur les créneaux suivants :
pour la semaine du 27 avril au 2 mai, vous pourrez venir retirer vos commandes (et seulement vos commandes validées en amont)
mardi 28 de 15h30 à 17h30
mercredi 29 de 10h00 à 12h00
jeudi 30 de 15h30 à 17h30
samedi 2 de 10h00 à 12h00
Pour éviter toute verbalisation, il est précisé que les déplacements des particuliers ayant pour objet le retrait d’un colis ou d’une commande sont autorisés. Sur l’attestation de déplacement dérogatoire, il s’agit de « déplacements pour effectuer des achats de première nécessité », quelle que soit la nature du bien commandé à distance.
Pour la semaine suivante, les jours et créneaux seront annoncés dans la prochaine lettres d’informations.

4/ paiement par chèque ou en espèces au moment du retrait.
Merci de vous munir d’un sac ou cabas pour emporter vos livres.

Je vous demande d’être responsable dans vos déplacements : faites coïncider votre déplacement à la librairie avec vos courses d’alimentation ou de santé habituelles.

Pour celles et ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas se déplacer, je propose un service de livraison dans un rayon de 10 kilomètres autour de la librairie pour les commandes supérieures à 40€ (+1€ de frais de port) durant la durée du confinement.

à très vite

Cédric

 

 

 

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Semaine 16 et confinement

Bonjour à toutes et tous,

comme vous l’avez peut-être vu dans la presse ou sur les réseaux sociaux, avec les librairies paloises L’Escampette et Tonnet, nous avons mis en place un service de retrait des commandes sous la forme de « drive », sans accès aux rayons, ni entrée dans le magasin.

Ce retrait de commandes a été testé ce samedi 18 avril au matin et va être renouvelé selon le fonctionnement suivant :

1/ vous passez commande en envoyant un courrier électronique à librairie.escapade@gmail.com
(je vous demande vraiment de privilégier ce canal de communication pour vos commandes et demandes diverses)

2/ je vous confirme la disponibilité des titres demandés
(vous pouvez également le vérifier vous-même sur www.librairies-nouvelleaquitaine.com ou sur www.librairiesindependantes.com
Je vous rappelle que pour des raisons sanitaires, la chaîne logistique du livre est à l’arrêt et que je ne peux donc vous servir que les livres présents dans les rayonnages de la librairie.

3/ nous fixons un rendez-vous pour le retrait de votre commande.
Pour la semaine du 21 au 25 avril, vous pourrez venir retirer vos commandes, et seulement vos commandes validées en amont
mardi 21 de 9h30 à 12h00, mercredi 22 de 15h30 à 17h30 et vendredi 24 de 9h30 à 12h00.
Pour éviter toute verbalisation, il est précisé que les déplacements des particuliers ayant pour objet le retrait d’un colis ou d’une commande sont autorisés. Sur l’attestation de déplacement dérogatoire, il s’agit de « déplacements pour effectuer des achats de première nécessité », quelle que soit la nature du bien commandé à distance.
Pour les semaines suivantes, les jours et créneaux seront annoncés dans les prochaines lettres d’informations.

4/ paiement par chèque ou en espèces au moment du retrait.
Merci de vous munir d’un sac ou cabas pour emporter vos livres.

Je vous demande d’être responsable dans vos déplacements : faites coïncider votre déplacement à la librairie avec vos courses d’alimentation ou de santé habituelles.

Pour celles et ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas se déplacer, je propose un service de livraison dans un rayon de 10 kilomètres autour de la librairie pour les commandes supérieures à 40€ (+1€ de frais de port) durant la durée du confinement.

Il faudra du temps avant que la librairie ne redevienne le lieu de vie et d’échanges tel que l’aimons toutes et tous.
Mais pour l’instant, la priorité des priorités reste la lutte contre ce virus et la protection des plus fragiles. Comme nous l’avons écrit dans notre communiqué commun « nous nous laissons bien évidemment la possibilité d’y mettre fin si la situation sanitaire se dégradait dans la région ».
C’est aussi dans ce ce souci de protection de chacune et chacun que je ne ferai pas d’expédition par courrier et colis pour éviter la multiplication des points de contacts.

En attendant la réouverture (le 11 mai?), comme je vous l’écrivais la semaine dernière, vous pouvez aider votre librairie à passer ce cap difficile en passant des commandes évidemment, mais aussi en achetant des bons d’achats valables pour l’après.

Cette semaine, il a fait beau et j’ai peu lu.
Vous savez maintenant ce que fait votre libraire quand il est chez lui : le potager, le jardin, l’heure journalière de balade autorisée (la balade autorisée dans un rayon de un kilomètre durant une heure : c’est quand même un drôle de concept qui interroge).
Et une autre activité qui prend du temps : faire à manger pour cinq personnes au moins deux fois par jour !
Ma femme étant professeure (l’enseignement en télétravail n’est vraiment pas une sinécure !) et mes enfants ayant suivi avec assiduité leurs cours à la maison (hum !), il ne restait que moi pour m’acquitter de ce plaisir (quand même).
Malgré tout, je n’en suis pas à vouloir faire comme Myriam, l’héroïne du roman « Mangez-moi » d’Agnès Desarthe qui se reconvertit la quarantaine passée en ouvrant un restaurant (roman de 2006 aux éditions de l’olivier, « lu avec toujours autant délectation » par Laure, l’épouse du libraire).
Ce pas de côté à la mi-temps de sa vie, nous sommes nombreuses et nombreux à l’avoir tenté.
J’espère que cette remise en cause et cette réinterrogation de nos priorités guideront le maximum d’entre nous pour les mois à venir.

À très vite

Cédric

 

 

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Semaine 15 et confinement

Bonjour à toutes et tous,

j’espère que vous allez aussi bien que possible malgré les circonstances.

Demain soir (lundi 13 avril), de nouvelles annonces seront faites sur la poursuite du confinement : attendons nous à ce que ça dure plus longtemps qu’imaginé il y a encore quelques jours.
Je continue à garder le lien avec vous à travers cette lettre hebdomadaire et quelques brèves postées sur la page facebook de la librairie.
Si votre promenade autorisée vous mène dans le quartier de la cathédrale, vous verrez que je passe à la librairie une fois par semaine pour, notamment, changer les livres en vitrine et vous donner ainsi des idées pour l’après. N’hésitez pas à glisser un mot, une idée ou une note de lecture sous la porte ou dans la boîte aux lettres.
Je réfléchis à l’après, à comment faire vivre L’Escapade dans ces conditions, comment la faire redémarrer après ce coup d’arrêt incroyable.
Vous pouvez aider la librairie à franchir cette épreuve par différents moyens :
– vos messages de soutien qui me sont précieux ;
– vos commandes en cours à récupérer dès que possible (commandes que vous pouvez d’ores et déjà payées par chèque ou par virement) ;
– en achetant des bons d’achats pour l’après : vous m’envoyez un chèque ou faites un virement (demandez le RIB sur librairie.escapade@gmail.com), ces bons d’achats seront valables jusqu’au 31 mars 2021.
Ces commandes pré-payées et bons d’achats vont m’aider à payer mes frais fixes (loyer, téléphone, électricité, assurances, abonnements divers et variés ….). Si les aides de l’État seront les bienvenues, elles ne seront évidemment pas suffisantes pour passer le cap.
Mais surtout, comme je vous l’écris chaque semaine, j’aurai besoin de vous à la réouverture.
Plus globalement, vous connaissez mon attachement à l’économie locale et à notre territoire ; dans la mesure du possible, faites travailler les petits commerçants encore ouverts et les producteurs locaux : ce ne sont pas les géants du net qui font et feront vivre notre Haut-Béarn !

Cette semaine, après avoir rangé une partie de ma bibliothèque personnelle et continué à entretenir mon potager (c’est fou comme ce temps libéré nous permet de faire des choses qu’on reporte toujours à plus tard), deux belles lectures :

« Istanbul à jamais » de Samuel Aubin paru le 4 mars dernier chez Actes Sud.
à travers la vie de Simon, documentariste, de sa famille et de ses ami.e.s entre 2013 et 2016, on survole l’histoire d’Istanbul la cosmopolite et de la Turquie, de l’empire ottoman à la dérive autoritaire du pouvoir actuel, la place des « minorités » (arménienne et kurde, notamment), le brassage des religions, la montée du fondamentalisme islamique.
Sans connaître Istanbul, ce roman nous attache à ses personnages et à cette ville. Un bon moment de lecture.

« L’amour sans le faire » de Serge Joncour (2012, Flammarion, disponible en format poche chez J’ai lu).
L’histoire de Franck qui revient sur le ferme familiale dans le Lot après des années de silence. Les non-dits qui ressurgissent, les personnages écorchés, les cicatrices qui n’en finissent pas de cicatriser, la pauvreté rurale, la difficulté de vivre de son métier, … un éloge de l’instant présent aussi.
Je crois que Serge Joncour est un des auteurs français qui sait le mieux écrire, avec pudeur et modestie, sur les rapports humains dans les milieux ruraux et paysans.
[ce roman a inspiré le scénario du film « revenir » de Jessica Palud, Prix du meilleur scénario de la section Orizzonti de la Mostra de Venise 2019]

En écrivant ces quelques lignes, je m’aperçois que les deux personnages principaux de ces deux romans sont reliés par un objet et un métier : Simon et Franck sont documentaristes et filment le monde à hauteur d’épaule avec leurs caméras.
Un clin d’œil involontaire aux journalistes et documentaristes qui font encore leur travail d’information et d’investigation, tout en nous montrant le monde tel qu’il est.

Si vous souhaitez nous faire part de vos lectures, n’hésitez pas à m’envoyer quelques lignes que je diffuserai dans les prochaines lettres hebdomadaires.

Si vous avez huit minutes devant vous, je vous invite à écouter cette vidéo d’Aurélien Barrau

Faites attention à vous, à vos proches et à vos voisins.

Cédric

NB : Déjà quatre semaines confiné chez moi avec mon épouse et mes trois enfants : la cellule familiale semble solide et soudée, c’est déjà çà 😉

 

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