Semaine 20

Quelle semaine !

Quel plaisir de vous revoir dans une librairie vivante après deux mois de fermeture.
J’ai bien conscience que je vous impose quelques contraintes rappelées en fin d’article, que vous respectez toutes et tous avec bonne grâce et je vous en remercie.
Elles dureront encore quelques semaines, le temps de voir comment évoluera le Covid-19.

La réouverture de la librairie ne s’est pas accompagnée comme prévu des premières livraisons de livres. Elles devraient avoir lieu la semaine prochaine, le temps que les flux logistiques se remettent en route.
Je profite de ce petit désagrément pour vous expliquer le fonctionnement de la chaîne logistique du livre.
Trois à quatre fois par semaine, j’envoie par informatique les commandes de la librairie aux distributeurs (regroupements d’éditeurs, dont les entrepôts, pour la plupart, sont installés en Île-de-France).
Ces distributeurs préparent mes cartons de livres qui sont acheminés par des transporteurs vers une plateforme logistique parisienne propre aux librairies indépendantes dénommée Prisme.
Prisme centralise les colis des distributeurs pour la plupart des librairies françaises.
Pour des raisons de coût, j’ai souhaité me faire livrer deux fois par semaine (trois fois de septembre à décembre).
Le vendredi soir (pour livraison le mardi matin à Oloron) et le mercredi soir (pour livraison le vendredi matin), le transporteur Géodis vient chercher mes cartons chez Prisme et les achemine jusqu’à Bordeaux. De Bordeaux, ces cartons prennent un autre camion jusqu’à Pau, puis un autre jusqu’à Oloron.
Ce système fonctionne très bien en conditions normales et hors jours fériés.
A l’occasion du redémarrage après deux mois d’interruption, de l’afflux des commandes des librairies et en raison des mesures barrières qui s’imposent dans les différents entrepôts et pour les transporteurs, il y a des retards compréhensibles comme le rappelle le Syndicat de la Librairie française : « La reprise progressive de l’activité chez les distributeurs et les contraintes liées à l’application des gestes barrières entraînent un retard important en matière de livraisons des commandes« .

Dans la prochaine lettre hebdomadaire, j’espère être en mesure de revenir au format habituel de la sélection subjective en photos de dix livres reçus à la librairie.

En attendant, je vous invite à lire quelques articles et prises de positions d’éditeurs et de libraires sur l’économie du livre, dans « le monde d’après » : des maisons d’éditions, des libraires, et l’analyse de Laurent Beccaria le directeur des éditions Les Arènes.

Belle semaine et à très vite.
Cédric

Les consignes sanitaires imposées à L’Escapade :
– vous devez avoir un masque pour entrer dans la boutique
(le port du masque dans un commerce relativement petit comme la librairie relève simplement d’un geste de protection élémentaire des uns envers les autres)
– du gel hydroalcoolique est à votre disposition à l’entrée (avec obligation de vous désinfecter les mains) et à la caisse ;
– vous ne devez pas être plus de quatre dans la librairie (cinq avec moi) ;
– vous devez appliquer au moins 1.50 mètres de distanciation physique avec les autres client.e.s ;
– l’entrée se fait par la rue de la cathédrale, la sortie par la petite porte au fond de la librairie, donnant sur la cour intérieure ;
– si les conditions météorologiques le permettent, ces deux portes sont ouvertes en permanence pour aérer et ventiler la boutique (et vous éviter de toucher les poignées)
– je suis équipé d’un masque et j’applique évidemment toutes les mesures sanitaires (lavage des mains et désinfection du terminal bancaire, du comptoir de caisse et des poignées notamment)
– si vous ne voulez/pouvez pas entrer dans la librairie, le service « commande et retrait » est maintenu avec prise de rendez-vous pour le retrait

Évidemment, après le prochain point général sur l’évolution de l’épidémie prévu début juin, ces règles pourront évoluer … en attendant, sourions sous nos masques

 

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Semaine 19 et (dé)confinement

Bonsoir à toutes et tous,

si la lettre hebdomadaire, souvent dominicale, va continuer comme depuis la naissance de L’Escapade, j’espère que c’est la dernière à parler de « confinement » (?).

Suite à l’invitation de quelques un.e.s d’entre vous, cette semaine j’ai (re)lu « La Peste » d’Albert Camus.
Il est effectivement troublant de constater que la description de la succession d’états psychologiques (individuels et collectifs) faite par Camus en 1947 lors de la progression d’une épidémie, ressemble très fortement à la crise sanitaire que nous traversons actuellement (même si ce roman est aussi une évocation de la période d’Occupation).
« La Peste » est bien roman universel et intemporel ; intemporalité qui est une des caractéristiques des grands textes qui se doivent de faire partie du fond de votre bibliothèque et de votre librairie.
Dans ce roman comme dans la pandémie du Covid-19 de 2020, l’abnégation des « soignants » est également unanimement soulignée.
[j’avais oublié que Camus ouvrait l’à-propos de ce blog]

A partir de demain, de nombreux commerces ont l’autorisation de rouvrir (avec beaucoup de précautions). Eux qui ont dû fermer du jour au lendemain (contrairement à d’autres, suivez mon regard) vont avoir besoin de vous.
Ces deux mois de ralentissement ont initié des réflexions sur « le monde d’après », sur de nouveaux modes de consommation, de nouvelles façons d’être, de nouvelles solidarités.
Les commerces de centre-villes, de quartiers et de villages (tout comme les producteurs et artisans locaux) prendront leur part dans ces dynamiques à réinventer. Vous aussi clientes et clients, par vos comportements d’achats, vous pouvez réorienter l’économie locale vers plus de proximité, vers moins de concentration entre les mains de quelques-un.e.s, vers plus de protection de notre environnement naturel, vers plus d’échanges, de plaisirs et de partages.

Pour les semaines à venir, je suis dans l’obligation de mettre en place quelques consignes sanitaires pour nous protéger réciproquement de ce virus qui circule encore :
– vous devez avoir un masque pour entrer dans la boutique ;
– du gel hydroalcoolique sera à votre disposition à l’entrée (avec obligation de vous désinfecter les mains) et à la caisse ;
– vous ne devez pas être plus de quatre dans la librairie (cinq avec moi) ;
– vous devez appliquer au moins 1.50 mètres de distanciation physique avec les autres client.e.s ;
– l’entrée se fera par la rue de la cathédrale, la sortie par la petite porte au fond de la librairie, donnant sur la cour intérieure ;
– si les conditions météorologiques le permettent, ces deux portes seront ouvertes en permanence pour aérer et ventiler la boutique en permanence (et vous éviter de toucher les poignées)
– je serai équipé d’un masque et d’une visière et j’appliquerai évidemment toutes les mesures sanitaires (lavage des mains et désinfection du terminal bancaire, du comptoir de caisse et des poignées notamment)
– si vous ne voulez/pouvez pas entrer dans la librairie, le service « commande et retrait » sera maintenu avec prise de rendez-vous pour le retrait.

J’espère que ces quelques mesures ne vous rebuteront pas trop [vous connaissez mon caractère, elles ne sont absolument pas négociables 😉 ] et que malgré elles, la librairie redeviendra très vite ce lieu de vie qu’elle a toujours été.
Pour les rencontres et dédicaces, il nous faudra vers preuve de plus de patience. Je ne sais absolument pas quand nous pourrons à nouveau en organiser. Mais quand ça sera possible les premiers invités seront Constance Dufort pour son nouveau roman et Patrick Fort pour « Le Foulard rouge » paru chez Gallimard juste « avant ».

Dernière information pour aujourd’hui : le réseau de distribution des livres va se remettre lentement en route demain. La majorité des entrepôts sont en région parisienne en « zone rouge » ; les manutentionnaires vont devoir s’habituer à de nouvelles façons de travailler (moi aussi) : je vous demande d’être compréhensifs quant aux délais de livraison qui pendant quelques semaines seront certainement un peu plus longs « qu’avant ».
Mais « prendre le temps » n’est-il pas une habitude que nous avons prise durant ces deux mois ? 😉

A partir du 12 mai , la librairie vous accueille aux jours et horaires habituels.
Et, exceptionnellement, demain lundi 11, pour fêter cet « après » qui débute, L’Escapade sera également ouverte de 14h00 à 18h00.
[pour les Lasseubois.es : le dépôt de vos commandes à la Boucherie Massaly fonctionne toujours, comme depuis les débuts de L’Escapade, merci à Aurore et Benoît]

Encore une fois un immense MERCI pour vos messages et témoignages de soutien et d’amitié.

À demain,
Cédric

 

 

 

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Semaine 18 et confinement

Bonjour à toutes et tous,

aujourd’hui un court billet pour vous donner les jours et créneaux horaires des retraits de vos commandes (retrouvez toutes les modalités sur la lettre de la semaine dernière) :
mardi 5 mai de 16h00 à 18h00
jeudi 7 mai de 10h00 à 12h00
samedi 9 mai de 10h00 à 12h00

J’affine actuellement les consignes pour la réouverture de la librairie à partir du 11 mai (si tout va bien) qui vont se présenter de la manière suivante :
– je serai équipé d’un masque et d’une visière et j’appliquerai évidemment toutes les mesures sanitaires ;
– vous ne devrez pas être plus de quatre dans la librairie (cinq avec moi) ;
– vous devrez avoir un masque pour rentrer dans la boutique ;
– vous devrez appliquer 2 mètres de distanciation physique avec les autres client.e.s ;
– l’entrée se fera par la rue de la cathédrale, la sortie par la petite porte au fond de la librairie, donnant sur la cour intérieure ;
– du gel hydroalcoolique sera à votre disposition à l’entrée (avec obligation de vous désinfecter les mains) et à la caisse ;
– le service « commande et retrait » sera maintenu si vous ne voulez/pouvez pas entrer dans la librairie.

Si la librairie rouvre le 11 mai, vos commandes n’arriveront pas avant le 15 au mieux (plus certainement le mardi 19) le temps que la chaîne logistique se remette en route avec de nouvelles procédures sanitaires. Les premières livraisons seront certainement assez volumineuses et je vais mettre un peu plus de temps pour les réceptionner : attendez mon message vous disant que vos livres sont arrivés, il sera inutile de me contacter ou de venir avant réception de ce message.

Il est vrai que notre département est « vert » et que le virus y a peu circulé.
Si nous voulons que ça perdure et ne pas connaître la situation vécue par l’Alsace ou la région parisienne, il faudra encore pendant quelques temps que chacune et chacun fasse preuve de bon sens et de responsabilité.

Cette semaine, je partage avec vous diverses réflexions d’auteurs glanées sur le web qui interrogent certaines conséquences individuelles et collectives de cette crise sanitaire, aujourd’hui et à moyen terme: Gilles Clément, Alain Damasio, Christophe Ono-dit-Bio

A la faveur de sa parution en poche, j’ai lu « Alto Braco » de Vanessa Bamberger paru en 2018 chez Liana Levi.
Brune, parisienne trentenaire, découvre l’Aubrac, le berceau familial, à l’occasion des obsèques de sa grand-mère. Vanessa Bamberger dresse de beaux portraits de femmes fortes dans une région rurale qui pourrait être presque n’importe où en France. Est également présent, sous-jacent, le débat entre une agriculture vivrière traditionnelle enracinée sur son territoire, et une agriculture « administrée », « intégrée » qui finalement n’est plus qu’une industrie comme une autre, mondialisée.

 

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Semaine 17 et confinement

Bonjour à toutes et à tous

tout d’abord, sachez que ça m’a fait un immense plaisir de vous revoir (sous les masques) cette semaine à l’occasion des retraits de vos commandes.
À vous, à celles et ceux qui ont passé des commandes pour l’après ou qui ont acheté des bons d’achats pour plus tard, à celles et ceux qui me font passer des messages chaleureux, au propriétaire des murs de la librairie qui m’a offert un mois de loyer, je vous adresse un immense MERCI de tout cœur.
Grâce à vous, l’Escapade continuera à vivre et à participer à la vie culturelle de notre Haut-Béarn.

Je continue cette formule « commande et retrait » encore deux semaines jusqu’au 11 mai et peut-être qu’elle perdurera, selon la situation sanitaire locale et de nouvelles habitudes prises (les modalités sont rappelées à la fin de ce billet).
Cependant, j’espère que nous retrouverons nos vieilles habitudes le plus vite possible : flâner, échanger, effleurer les livres, les feuilleter, discuter avec des autrices et des auteurs, … enfin bref, tout ce qui fait que chaque librairie est un lieu de vie, unique et indispensable.

Cette semaine, j’ai enfin lu « La longue route » de Bernard Moitessier.
Si vous n’avez pas peur d’être confiné.e seul.e sur un bateau à travers les océans,
si vous avez envie de grand large, de dauphins, de poissons volants, d’oiseaux marins et des étoiles,
si vous avez envie de faire un pas de côté, de vous détourner de la course effrénée de notre société, lisez ce livre.
Souvenez-vous le 8 novembre dernier, Corinne Morel-Darleux était venue à L’Escapade nous parler de son livre « Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce » paru chez Libertalia.
Son livre s’ouvre sur ce rappel du récit de Moitessier, de ce premier tour du monde en bateau en 1968, en solitaire et sans escale, par les trois caps (Bonne-Espérance, Leeuwin et Horn) et de ce moment où Moitessier décide de renoncer alors qu’il a course gagnée et qu’il part se retirer à Tahiti.

« Je n’en peux plus des faux dieux de l’Occident toujours à l’affût comme des araignées, qui nous mangent le foie, nous sucent la moelle. Et je porte plainte contre le Monde Moderne, c’est lui, le Monstre. Il détruit notre terre, il piétine l’âme des hommes.
… mais un jour plus personne ne le sera [libre] si les choses continuent sur la même pente. Elles sont déjà inhumaines. Alors, il y a ceux qui partent sur les mers, ou sur les routes, pour chercher la vérité perdue. Et ceux qui ne peuvent pas, ou qui ne veulent plus, qui ont perdu jusqu’à l’espoir. La « Civilisation Occidentale » devenue presque entièrement technocrate n’est plus une civilisation.
… tout ce que les hommes ont fait de beau et de bien, ils l’ont construit avec leur rêve. Mais là-bas, le Monstre a pris le relais des hommes, c’est lui qui rêve à notre place. Il veut nous faire croire que l’homme est le nombril du monde, qu’il a tous les Droits, sous prétexte que l’homme a inventé la machine à vapeur et beaucoup d’autres machines, et qu’il ira un jour dans les étoiles s’il se dépêche quand même un peu avant la prochaine bombe ».
extraits de « La longue route » de Bernard Moitessier, éditions J’ai lu, pages 294 et 295.

Voilà ce que Corinne écrit ce 26 avril 2020 sur les réseaux sociaux : « Refuser de parvenir, tenir au présent. Vivre en retrait de la société, en maverick, sans renoncer pour autant à la changer… Cette question ne m’a jamais autant habitée ».

Les écrits de Moitessier et Morel-Darleux résonnent encore un peu plus en ce moment.

Rappel du service « commande et retrait » :

1/ vous passez commande en envoyant un courrier électronique à librairie.escapade@gmail.com
(je vous demande vraiment de privilégier ce canal de communication pour vos commandes et demandes diverses)

2/ je vous confirme la disponibilité des titres demandés
(vous pouvez également le vérifier vous-même sur www.librairies-nouvelleaquitaine.com 
Je vous rappelle que pour des raisons sanitaires, la chaîne logistique du livre est à l’arrêt et que je ne peux donc vous servir que les livres présents dans les rayonnages de la librairie.
Vous pouvez commander d’autres références, mais elles arriveront à partir du 15 mai.

3/ Vous passez retirer votre commande sur les créneaux suivants :
pour la semaine du 27 avril au 2 mai, vous pourrez venir retirer vos commandes (et seulement vos commandes validées en amont)
mardi 28 de 15h30 à 17h30
mercredi 29 de 10h00 à 12h00
jeudi 30 de 15h30 à 17h30
samedi 2 de 10h00 à 12h00
Pour éviter toute verbalisation, il est précisé que les déplacements des particuliers ayant pour objet le retrait d’un colis ou d’une commande sont autorisés. Sur l’attestation de déplacement dérogatoire, il s’agit de « déplacements pour effectuer des achats de première nécessité », quelle que soit la nature du bien commandé à distance.
Pour la semaine suivante, les jours et créneaux seront annoncés dans la prochaine lettres d’informations.

4/ paiement par chèque ou en espèces au moment du retrait.
Merci de vous munir d’un sac ou cabas pour emporter vos livres.

Je vous demande d’être responsable dans vos déplacements : faites coïncider votre déplacement à la librairie avec vos courses d’alimentation ou de santé habituelles.

Pour celles et ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas se déplacer, je propose un service de livraison dans un rayon de 10 kilomètres autour de la librairie pour les commandes supérieures à 40€ (+1€ de frais de port) durant la durée du confinement.

à très vite

Cédric

 

 

 

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Semaine 16 et confinement

Bonjour à toutes et tous,

comme vous l’avez peut-être vu dans la presse ou sur les réseaux sociaux, avec les librairies paloises L’Escampette et Tonnet, nous avons mis en place un service de retrait des commandes sous la forme de « drive », sans accès aux rayons, ni entrée dans le magasin.

Ce retrait de commandes a été testé ce samedi 18 avril au matin et va être renouvelé selon le fonctionnement suivant :

1/ vous passez commande en envoyant un courrier électronique à librairie.escapade@gmail.com
(je vous demande vraiment de privilégier ce canal de communication pour vos commandes et demandes diverses)

2/ je vous confirme la disponibilité des titres demandés
(vous pouvez également le vérifier vous-même sur www.librairies-nouvelleaquitaine.com ou sur www.librairiesindependantes.com
Je vous rappelle que pour des raisons sanitaires, la chaîne logistique du livre est à l’arrêt et que je ne peux donc vous servir que les livres présents dans les rayonnages de la librairie.

3/ nous fixons un rendez-vous pour le retrait de votre commande.
Pour la semaine du 21 au 25 avril, vous pourrez venir retirer vos commandes, et seulement vos commandes validées en amont
mardi 21 de 9h30 à 12h00, mercredi 22 de 15h30 à 17h30 et vendredi 24 de 9h30 à 12h00.
Pour éviter toute verbalisation, il est précisé que les déplacements des particuliers ayant pour objet le retrait d’un colis ou d’une commande sont autorisés. Sur l’attestation de déplacement dérogatoire, il s’agit de « déplacements pour effectuer des achats de première nécessité », quelle que soit la nature du bien commandé à distance.
Pour les semaines suivantes, les jours et créneaux seront annoncés dans les prochaines lettres d’informations.

4/ paiement par chèque ou en espèces au moment du retrait.
Merci de vous munir d’un sac ou cabas pour emporter vos livres.

Je vous demande d’être responsable dans vos déplacements : faites coïncider votre déplacement à la librairie avec vos courses d’alimentation ou de santé habituelles.

Pour celles et ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas se déplacer, je propose un service de livraison dans un rayon de 10 kilomètres autour de la librairie pour les commandes supérieures à 40€ (+1€ de frais de port) durant la durée du confinement.

Il faudra du temps avant que la librairie ne redevienne le lieu de vie et d’échanges tel que l’aimons toutes et tous.
Mais pour l’instant, la priorité des priorités reste la lutte contre ce virus et la protection des plus fragiles. Comme nous l’avons écrit dans notre communiqué commun « nous nous laissons bien évidemment la possibilité d’y mettre fin si la situation sanitaire se dégradait dans la région ».
C’est aussi dans ce ce souci de protection de chacune et chacun que je ne ferai pas d’expédition par courrier et colis pour éviter la multiplication des points de contacts.

En attendant la réouverture (le 11 mai?), comme je vous l’écrivais la semaine dernière, vous pouvez aider votre librairie à passer ce cap difficile en passant des commandes évidemment, mais aussi en achetant des bons d’achats valables pour l’après.

Cette semaine, il a fait beau et j’ai peu lu.
Vous savez maintenant ce que fait votre libraire quand il est chez lui : le potager, le jardin, l’heure journalière de balade autorisée (la balade autorisée dans un rayon de un kilomètre durant une heure : c’est quand même un drôle de concept qui interroge).
Et une autre activité qui prend du temps : faire à manger pour cinq personnes au moins deux fois par jour !
Ma femme étant professeure (l’enseignement en télétravail n’est vraiment pas une sinécure !) et mes enfants ayant suivi avec assiduité leurs cours à la maison (hum !), il ne restait que moi pour m’acquitter de ce plaisir (quand même).
Malgré tout, je n’en suis pas à vouloir faire comme Myriam, l’héroïne du roman « Mangez-moi » d’Agnès Desarthe qui se reconvertit la quarantaine passée en ouvrant un restaurant (roman de 2006 aux éditions de l’olivier, « lu avec toujours autant délectation » par Laure, l’épouse du libraire).
Ce pas de côté à la mi-temps de sa vie, nous sommes nombreuses et nombreux à l’avoir tenté.
J’espère que cette remise en cause et cette réinterrogation de nos priorités guideront le maximum d’entre nous pour les mois à venir.

À très vite

Cédric

 

 

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Semaine 15 et confinement

Bonjour à toutes et tous,

j’espère que vous allez aussi bien que possible malgré les circonstances.

Demain soir (lundi 13 avril), de nouvelles annonces seront faites sur la poursuite du confinement : attendons nous à ce que ça dure plus longtemps qu’imaginé il y a encore quelques jours.
Je continue à garder le lien avec vous à travers cette lettre hebdomadaire et quelques brèves postées sur la page facebook de la librairie.
Si votre promenade autorisée vous mène dans le quartier de la cathédrale, vous verrez que je passe à la librairie une fois par semaine pour, notamment, changer les livres en vitrine et vous donner ainsi des idées pour l’après. N’hésitez pas à glisser un mot, une idée ou une note de lecture sous la porte ou dans la boîte aux lettres.
Je réfléchis à l’après, à comment faire vivre L’Escapade dans ces conditions, comment la faire redémarrer après ce coup d’arrêt incroyable.
Vous pouvez aider la librairie à franchir cette épreuve par différents moyens :
– vos messages de soutien qui me sont précieux ;
– vos commandes en cours à récupérer dès que possible (commandes que vous pouvez d’ores et déjà payées par chèque ou par virement) ;
– en achetant des bons d’achats pour l’après : vous m’envoyez un chèque ou faites un virement (demandez le RIB sur librairie.escapade@gmail.com), ces bons d’achats seront valables jusqu’au 31 mars 2021.
Ces commandes pré-payées et bons d’achats vont m’aider à payer mes frais fixes (loyer, téléphone, électricité, assurances, abonnements divers et variés ….). Si les aides de l’État seront les bienvenues, elles ne seront évidemment pas suffisantes pour passer le cap.
Mais surtout, comme je vous l’écris chaque semaine, j’aurai besoin de vous à la réouverture.
Plus globalement, vous connaissez mon attachement à l’économie locale et à notre territoire ; dans la mesure du possible, faites travailler les petits commerçants encore ouverts et les producteurs locaux : ce ne sont pas les géants du net qui font et feront vivre notre Haut-Béarn !

Cette semaine, après avoir rangé une partie de ma bibliothèque personnelle et continué à entretenir mon potager (c’est fou comme ce temps libéré nous permet de faire des choses qu’on reporte toujours à plus tard), deux belles lectures :

« Istanbul à jamais » de Samuel Aubin paru le 4 mars dernier chez Actes Sud.
à travers la vie de Simon, documentariste, de sa famille et de ses ami.e.s entre 2013 et 2016, on survole l’histoire d’Istanbul la cosmopolite et de la Turquie, de l’empire ottoman à la dérive autoritaire du pouvoir actuel, la place des « minorités » (arménienne et kurde, notamment), le brassage des religions, la montée du fondamentalisme islamique.
Sans connaître Istanbul, ce roman nous attache à ses personnages et à cette ville. Un bon moment de lecture.

« L’amour sans le faire » de Serge Joncour (2012, Flammarion, disponible en format poche chez J’ai lu).
L’histoire de Franck qui revient sur le ferme familiale dans le Lot après des années de silence. Les non-dits qui ressurgissent, les personnages écorchés, les cicatrices qui n’en finissent pas de cicatriser, la pauvreté rurale, la difficulté de vivre de son métier, … un éloge de l’instant présent aussi.
Je crois que Serge Joncour est un des auteurs français qui sait le mieux écrire, avec pudeur et modestie, sur les rapports humains dans les milieux ruraux et paysans.
[ce roman a inspiré le scénario du film « revenir » de Jessica Palud, Prix du meilleur scénario de la section Orizzonti de la Mostra de Venise 2019]

En écrivant ces quelques lignes, je m’aperçois que les deux personnages principaux de ces deux romans sont reliés par un objet et un métier : Simon et Franck sont documentaristes et filment le monde à hauteur d’épaule avec leurs caméras.
Un clin d’œil involontaire aux journalistes et documentaristes qui font encore leur travail d’information et d’investigation, tout en nous montrant le monde tel qu’il est.

Si vous souhaitez nous faire part de vos lectures, n’hésitez pas à m’envoyer quelques lignes que je diffuserai dans les prochaines lettres hebdomadaires.

Si vous avez huit minutes devant vous, je vous invite à écouter cette vidéo d’Aurélien Barrau

Faites attention à vous, à vos proches et à vos voisins.

Cédric

NB : Déjà quatre semaines confiné chez moi avec mon épouse et mes trois enfants : la cellule familiale semble solide et soudée, c’est déjà çà 😉

 

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Semaine 14 et confinement

Bonjour à toutes et tous

Cette semaine, je ne reviens pas sur la fermeture nécessaire des librairies (des rappels ici et ) et des autres commerces non vitaux.
Si comme mes collègues commerçant.e.s indépendant.e.s, nous libraires, sommes très inquiètes et inquiets pour l’après, je veux ici remercier les dirigeant.e.s et salarié.e.s de l’association régionale Librairies indépendantes en Nouvelle-Aquitaine et du Syndicat de la Librairie française qui nous accompagnent et défendent jour après jour : sans elles  et sans eux, l’angoisse professionnelle serait bien plus grande encore.
Merci également à vous qui passez des commandes auprès de l’Escapade en prévision des jours meilleurs qui reviendront forcément.

Globalement, les acteurs de « chaîne du livre » (auteurs, éditeurs, distributeurs et libraires) sont solidaires pour que cette crise sanitaire se passe le moins mal possible pour notre secteur d’activité.
Les maisons d’éditions sont nombreuses à mettre en ligne gratuitement des titres de leurs catalogues : nouveaux exemples cette semaine ici et pour les plus jeunes

Pour ma part, trois lectures cette semaine :

« Le foulard rouge » de Patrick Fort paru fin février chez Gallimard.
Il était l’invité d’honneur du Salon du livre d’Oloron des 16 et 17 mai prochains, Patrick Fort signe un second très bel ouvrage chez Gallimard.
Après son premier roman « le Voyage à Wannsee » en 2018 chez le même éditeur, il nous conte la rencontre de Maylis et Giovanni, qui en apprendra beaucoup sur le camp de Gurs à celles et ceux qui en connaissent mal l’histoire.
Un roman qui fera partie des chouchous de l’Escapade en 2020.
Malgré l’annulation de l’édition 2020 du salon du livre d’Oloron, Patrick Fort viendra présenter cet ouvrage à la librairie dès que possible.

Deux extraits :
« Les livres qu’il dévorait s’entassaient dans toutes les pièces de sa maison en des amas multiformes recouverts de poussière. Il les considérait comme les gardiens de sa demeure. Il leur prêtait des pouvoirs secrets. Oui, les livres le protégeaient du monde tout en l’aidant à mieux le comprendre« .
« La majorité des départs et des arrivées obéissent à des règles obscures. Les têtes pensantes qui les édictent ont une vision comptable des êtres humains pour minimiser le désordre. Des calculs, des statistiques, des tableaux remplis de chiffres pour justifier les déplacements hasardeux et les variables de réajustement du remplissage des camps. Les ordres ne sont pas clairs et varient du jour au lendemain. Ce qui est valable le mardi est démenti le mercredi« . Journal de Maylis Ducos, jeudi 8 mai 1941.

« Farenheit 451 » de Ray Bradbury.
A croire que les auteurs de science-fiction du XXème siècle avaient anticipé les pratiques du XXIème : police de la pensée, flicage généralisé …

« La place » de Annie Ernaux
Annie Ernaux a beaucoup fait parler d’elle cette semaine avec sa lettre au Président de la République. Elle m’a donné envie de relire son récit autobiographique « La place » : le récit de la vie de son père, récit de portée universelle où chacune et chacun peut se reconnaître.

Si comme Léon (un des fils du libraire), vous souhaitez nous faire part de vos lectures, n’hésitez pas à m’envoyer quelques lignes que je diffuserai dans les prochaines lettres d’informations.
« Notre vie dans les forêts » de Marie Darrieussecq chez POL
« En ces temps de confinement, un livre qui doit nous faire réfléchir.
Le progrès, l’intelligence artificielle, les riches, les puissants, le prix de notre vie humaine… Le temps est à la remise en question« .

Je vous souhaite de passer une bonne semaine malgré tout et que nous nous retrouvions très vite à la librairie.

Cédric

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Semaine 13 et confinement

Bonjour à toutes et tous,

Avant toute chose, je suis très triste de vous annoncer le décès soudain et prématuré de Solange Fredriksson, la mère de Thierry, mon prédécesseur. Je pense énormément à elle et Gilbert, son mari, qui ont si bien accompagné la transition entre « La Petite Librairie » et « L’Escapade ».
Mes pensées également pour Nathalie et Noam.

Avant de vous faire part de mes lectures de la semaine, je fais un petit rappel sur la fermeture de la librairie.
Comme je vous l’indiquais la semaine dernière, L’Escapade est fermée et ne fera pas de « drive », dépôt ou livraison.
A l’instar de la (presque) totalité de mes collègues libraires indépendants, je ne souhaite pas vous faire prendre de risques, ni en prendre moi-même. À l’heure où la consigne impose le plus strict confinement, je peux seulement enregistrer vos commandes pour vous les servir le plus vite possible après la reprise.
Dès que la situation le permettra et que le pic épidémique sera passé, j’envisagerai de mettre en place des solutions de retrait pour les commandes qui vous attendent sur les étagères de la librairie.

Si vous souhaitez voir des librairies vivantes à la fin du confinement, des autrices et des auteurs dans ces librairies, des salons du livre, faites des listes de livres que vous souhaitez acquérir et commandez les chez vos libraires qui se feront un plaisir de vous les fournir dès que possible.
En commandant sur Internet, potentiellement, vous favorisez la diffusion du virus dans les entrepôts et sur la chaîne de transport (livreurs et postiers).
Et il est très peu probable que vous puissiez assister à des rencontres avec vos auteurs favoris et vous faire dédicacer leurs livres dans les entrepôts d’Amazon si les librairies disparaissent !
Cela vaut également pour l’ensemble des commerces de proximité et des producteurs fermiers, ce sont eux qui font vivre nos centres-bourgs, nos centres-villes, nos territoires, ce sont eux qu’il faut privilégier … cette crise le fait et le fera comprendre à celles et ceux qui en douteraient encore.

Si vous souhaitez acquérir des livres numériques, faites-le sur les plateformes des librairies indépendantes (comme celle des Librairies indépendantes en Nouvelle-Aquitaine).
Et si vraiment, il y a urgence pour vous d’acquérir une édition papier, faites-le directement auprès des maisons d’éditions : elles aussi vont fortement souffrir durant cette période.
De nombreux éditeurs mettent également en ligne des livres et ressources gratuitement : par exemple, Hachette, Gallimard jeunesse, les Liens qui libèrent.

Après ce rappel et la phase de sidération des premiers jours de confinement, j’ai repris le chemin de la lecture.
Sur Internet, vous pouvez lire les chroniques de Nicolas Mathieu, reprises régulièrement sur le Nouvel Obs ou encore « Opération Pangolin » la nouvelle de Didier Daeninckx.

Si cette période de confinement n’est pas trop anxiogène pour vous, je vous invite à lire (ou à noter sur votre liste) le premier tome de la bande dessinée « La chute » de Jared Muralt aux éditions Futuropolis.
Dans un monde déchiré par des conflits incessants, Liam tente de vivre une vie de famille la plus normale possible. Tout s’effondre soudainement lorsque le virus finit par emporter son épouse, infirmière, qui succombe au cœur d’un hôpital en proie au chaos, saturé de malades et de médecins dépassés par l’ampleur des événements. Avec ses enfants, il fuit un virus inconnu qualifié de «grippe estivale» … Ça n’a rien à voir avec ce que nous vivons, et pourtant ….

Dans la dernière lettre d’infos, je vous disais mon goût pour les travaux du jardin et du potager : j’ai relu « l’année du jardinier », le classique de Karel Capek : peut-être l’avez-vous dans votre bibliothèque ?

En novembre, je dois accueillir un des réalisateurs du documentaire « Lettre à G., le film – Repenser notre société avec André Gorz ». Je commence donc à me plonger dans l’œuvre de cet intellectuel majeur du XXème siècle, un des pionniers français de l’écologie politique (et de la décroissance). Dans « éloge du suffisant » paru aux Presses Universitaires de France, Christophe Gilliand présente et commente le texte de André Gorz « l’écologie politique entre expertocratie et autolimitation ».

Jérôme Lafargue était venu à la librairie en décembre dernier pour son roman « Le temps est à l’orage » paru chez Quidam. En avril, doit/devait paraître une nouvelle chez L’Ire des marges « Par les flammes », l’histoire d’un vieil homme qui gravit une montagne à la recherche d’un désert. La nature encore et toujours chez Jérôme, âpre et suffocante.

J’ai lu également « Le pays des autres » chez Gallimard, le premier tome de la saga familiale de Leïla Slimani.
Je vais attendre l’avis de Laure, mon épouse : elle a l’air plus emballé que moi 😉

Mon chouchou de la semaine pour la fin.
Avant le confinement, j’ai lu le quatrième roman de Nathalie Peyrebonne  « Inconstance des souvenirs tropicaux » paru début mars chez La Manufacture de livres, qui m’a donné envie de découvrir cette autrice que je ne connaissais pas (malgré ses origines basco-béarnaises).
Je me suis plongé avec délice dans son premier roman « Rêve général » toujours disponible en format poche chez Libretto.
« Rêve Général » raconte une journée différente, libératrice et libertaire, où chacun se prend à rêver d’autre chose qu’une petite vie mesquine pas vraiment choisie, de faire un pas de côté.
Subitement, « sans agressivité ni revendication, la France s’arrête progressivement et se met à rêver d’une vie différente, où tout ne tournerait pas autour des mots martelés quotidiennement de « travail » et « d’efficacité ».
Une sorte de rébellion évidente, comme une épidémie salvatrice, une maladie sans ordonnance dont personne ne voudrait guérir. »
Troublant de lire ce court roman en cette période où une bonne partie du pays s’est arrêtée, contrainte et forcée par un virus.

Je vous souhaite de passer une semaine la moins compliquée possible.
Prenons soin de nous.

Cédric

PS : rien à voir avec la librairie, mais je tiens à vous faire lire ce texte de Peio, client de l’Escapade

 

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Semaine 12 et confinement

Bonjour à toutes et à tous,

cette semaine, et certainement pour d’autres à venir, je ne pourrai pas poster de photos de nouveautés reçues à la librairie.
(* quelques illustrations en bas d’article néanmoins).

L’Escapade est fermée, la chaîne logistique du livre est à l’arrêt, et c’est nécessaire !

Vous êtes quelques uns encore à me passer commande (je vous en remercie chaleureusement), en me demandant un moyen pour récupérer vos livres.
Hormis le fait que je suis bien incapable aujourd’hui de vous fournir des livres que je n’ai pas en rayons (arrêt des livraisons), il n’est pas raisonnable à ce stade d’envisager une réponse autre que « non, ça n’est pas possible ». La distribution de livres créerait autant de points de contacts et de possibilités de propagation du virus.
A ce stade, je peux encore enregistrer vos commandes pour vous les servir le plus vite possible après la reprise.

Évidemment, je considère que la lecture, les arts plastiques, le spectacle vivant, la culture sont des éléments essentiels pour la vie de chacune et chacun, et pour la vie collective.
Mais, en cette période de confinement, soyons sérieux et responsables, et privilégions d’abord la sécurité sanitaire et la sécurité alimentaire. Ensuite, viendra le temps de trouver des solutions pour les secteurs culturels (et bien d’autres).

C’est un déchirement de ne pas pouvoir vous accueillir dans nos librairies, mais c’est une décision (quasi) unanimement partagée par la profession (voir le communiqué du Syndicat de la Librairie Française). Je vous fais part également, entre autres, des propos de la Librairie La Flibuste, de Rodolphe Urbs de « La Mauvaise réputation », de Christine Barros ou encore de la Librairie Tonnet : ces prises de positions reflètent assez bien la diversité de tons des libraires qui disent néanmoins, dans une belle unanimité, comme nous le demande la communauté médicale : « restez chez vous ! »

Si vraiment, vous n’avez plus rien à lire, vous pouvez acheter des livres numériques sur « Librairies indépendantes en Nouvelle-Aquitaine » où vous pouvez même choisir la librairie à qui reverser un tout petit pourcentage du prix de ce livre numérique.
Des maisons d’éditions et structures culturelles mettent également en ligne gratuitement de nombreux titres (exemples ici ou ).
Vous pouvez aussi télécharger gratuitement plus de 8000 livres audio ici.

De nombreuses autrices et nombreux auteurs écrivent sur Internet ou dans les journaux leurs impressions, leurs vies de confinement. En voici trois qui m’ont marqué cette semaine dans des registres très différents :
Nicolas Mathieu sur son Facebook le 16 mars
« Lettre aux Français depuis leur futur » de Franseca Mélandri parue dans Libération le 18 mars
« Dans le mur » de Hervé Le Corre sur Rue 89 Bordeaux le 20 mars

Pendant ce temps, comme vous, je suis chez moi, entre anxiété et sidération, abreuvé par les médias et les réseaux sociaux sur cette pandémie et les inévitables polémiques, encore incapable de lire plus de 30 pages d’affilée.
Malgré tout, j’ai de la chance. Je vis à la campagne où les solidarités s’organisent. J’ai pu profiter du soleil printanier pour reprendre avec plaisir mon jardin et mon potager.
Et je découvre comme beaucoup « les joies » de l’enseignement à domicile, ce qui renforce encore plus l’admiration que j’ai pour le corps enseignant 😉

Ces jours prochains, il va pleuvoir et faire plus frais, je vais prendre le temps de lire et vous faire part de ces lectures dans un prochain billet.

D’ici là, prenez soin de vous, prenons soin de nous.

J’ai hâte de vous retrouver au 16, rue de la Cathédrale à Oloron.

Cédric

 

 

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Semaine 11 et confinement

Bonjour

une lettre d’informations hebdomadaire un peu particulière aujourd’hui.

Comme beaucoup de commerces indépendants non vitaux (lors d’une pandémie, les secteurs vitaux sont la santé et l’alimentation : nos sociétés ont oublié qu’en « temps normaux », la santé et l’alimentation sont également vitales), la librairie est fermée jusqu’à nouvel ordre.

La soirée « Pépites en stock – Mais où va-ton ?« , la présentation de la réédition du Dictionnaire de Simin Palay et la séance de dédicaces avec Laure Keesing sont évidemment reportées.

Les belles idées de livraison, de dépôt, de « drive » ne tiennent pas face à la nécessité du confinement … d’ailleurs toutes les expéditions depuis les entrepôts des éditeurs sont déjà bloquées.
Néanmoins, via le courriel de la librairie ou cette page, vous pouvez réserver vos futures lectures : je les enregistre et vous pourrez les récupérer assez rapidement quand des jours meilleurs reviendront.
Pour les adeptes des livres numériques, je vous conseille fortement de les acheter sur notre plateforme régionale des Librairies indépendantes en Nouvelle-Aquitaine.

Notre association régionale et le Syndicat de la librairie française nous apportent déjà un gros soutien moral et les éditeurs et les distributeurs engagent des actions de soutien aux librairies indépendantes.
Mais l’Escapade, et toutes les petites librairies du même type, vont avoir besoin de vous à la reprise. Sans votre soutien, certaines ne s’en relèveront peut-être pas.

Au-delà des livres, essayons dans la mesure du possible de nous ravitailler chez les commerçants de proximité et chez les producteurs … évitons les grosses plateformes du Net et autres méga-grandes surfaces commerciales.

Puisse cet événement nous aider à améliorer nos solidarités et à revoir notre modèle de société.
Je reprends les mots d’Emmanuelle, ma consœur du « Vent délire » à Capbreton : « En attendant, réinventez la vie, profitez de ce moment pour vous réapproprier les choses qui vous échappent depuis longtemps.
Ralentissez, respirez, méditez, nous en avons bien besoin, et j’espère que nous garderons un peu de tout ça pour « reconstruire »…« 

Enfin, j’ai une grosse pensée pour l’ensemble des soignant.e.s qui vont être en première ligne ces prochaines semaines et pour tous les fonctionnaires et assimilés si décriés, mais qui sont réquisitionnés pour nous aider à passer cette épreuve.

Cette semaine, vous avez encore droit à ma sélection en 10 photos de 10 ouvrages reçus les jours passés (peut-être des idées de lectures pour le mois de mai).

J’essaierai de maintenir ce rythme hebdomadaire pour vous donner des nouvelles du libraire et de ses lectures.

Prenez soin de vous, prenons soin de nous.

Adishatz

Cédric.

 

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