Mars à L’Escapade et en Haut-Béarn

Bonjour à toutes et tous,

Mars annonce le printemps, et de nombreuses animations et rencontres littéraires sur notre territoire.

Vendredi 8 mars à 18h00 : rencontre à la Médiathèque des Gaves avec les autrices Séverine Chevalier et Anne Bourrel, dans le cadre d’une itinérance littéraire en Béarn de la maison d’édition La Manufacture de livres.
En résonance avec la journée des droits des femmes, l’accent sera mis sur les personnages féminins de leurs romans ou pièces de théâtre et sur la place des femmes dans le milieu littéraire français.

Vendredi 15 mars, un vendredi noir avec Gilles Vincent à la librairie.
Journée de dédicaces dès 10h00 et rencontre à 18h30 pour la sortie de son nouveau polar « Amadeus » au Diable Vauvert et de la réédition de « Djebel » dans la collection « Du noir au sud » chez Cairn.
Mon avis : C’est bien la suite de « Usual victims » (même si on peut lire « Amadeus », sans avoir lu le premier opus).
Nous sommes toujours du côté de Tarbes, où, en moins de deux ans, onze jeunes femmes ont disparu. Depuis, ni demande de rançon ni revendication. Jusqu’à ces derniers jours, où, l’un après l’autre, leurs corps sont retrouvés sur les lieux mêmes de leur disparition. Débute alors une traque impitoyable. Des Pyrénées aux Alpes de Haute-Provence, une chasse au tueur en série s’enclenche.
Comme souvent avec Gilles Vincent, c’est diablement efficace, je l’ai lu en deux soirs. Un véritable thriller : je n’ai pas compté mais entre les 11 femmes disparues et les meurtres que l’on va découvrir au fil des pages, on doit dépasser largement la vingtaine de macchabées.
Comme dans l’excellent « les poupées de Nijar », Gilles fait également la part belle aux journalistes et photo-reporter.
Sans dévoiler la fin, il semble acquis qu’un troisième opus est en préparation … et sachez que vous ne regarderez plus les outils de votre charpentier sans une certaine appréhension !

Vendredi 29 mars à 18h30, rencontre avec l’éditrice Christine Saint-Geours de la maison bordelaise « Aux cailloux des chemins » ». Elle nous présentera sa ligne éditoriale et son catalogue.
Elle sera accompagnée du poète Normand-Landais Maxence Amiel, qui vient de publier « Par la fenêtre tardive » aux cailloux des chemins.
Cette soirée clôturera le cycle du Printemps des Poètes organisé sur Oloron-Sainte-Marie par Livres sans frontières, avec entre autres :
mardi 12 mars à 18h00 à la Médiathèque des Gaves, rencontre avec Christiane Laborde « Femmes de la Préhistoire, qui êtes-vous ?« 
samedi 16 mars de 10h30 à 12h, lectures au marché Borderouge ;
et atelier d’écriture à 14h00 à la médiathèque, animé par Régine Tétrel, sur inscription.
jeudi 21 mars à 20h, à la bibliothèque de Lasseube : soirée lectures poétiques
samedi 23 mars, salle du Bel-Automne :
14h30 : atelier graphique « Poésie en mouvement », animé par Dominique Lapierre (sur inscription)
20h00 : spectacle et scène ouverte, slam, musique, lectures ….
Programme complet à retirer à la librairie, à la médiathèque et dans de nombreux commerces oloronais et sur la page Facebook de l’association [livres.s.frontieres@gmail.com]

La suite de l’agenda de la librairie est disponible ici

Vous pouvez écouter les chroniques de ce début d’année sur Radio Oloron : 10 janvier, 7 février et 21 février.

Ci-dessous, vous trouverez dix nouveautés reçues ces dernières semaines, parmi lesquelles mon premier coup de cœur de l’année « Le ciel ouvert » de Nicolas Mathieu paru chez Actes Sud.
Mon avis : J’appréhendais un peu ce projet qui consistait à compiler des textes qu’il a publié sur Instagram à destination d’une femme qu’il a désiré, avec qui il a eu une relation suivie mais intermittente et clandestine. Cet amour n’est plus, et Nicolas Mathieu a agencé ces micro-fonctions pour en faire un recueil où l’on découvre son intimité qu’il transforme en miroir où chacun peut se reconnaître. Si j’aime le bonhomme Nicolas Mathieu, si j’aime la plupart des prises de positions du citoyen, je n’aime pas toujours son côté nostalgique, même si lui se considère plutôt comme mélancolique. Mais je dois avouer qu’il est très très fort avec la forme courte.
J’ai lu ce texte autobiographique d’une traite et j’ai envie de le relire pour m’imprégner de chaque phrase. J’aimerai être capable d’en écrire ne serait-ce que 10%.
Son récit est bourré de tendresse, de colère parfois ; de son histoire personnelle, il en fait parfois un argumentaire politique ; il nous parle aussi de son fils qu’il ne voit que de manière alternée comme des milliers de parents, de son père qui s’approche de la fin de sa vie.
D’une histoire singulière et intime, il en fait une œuvre universelle : chapeau l’artiste !

Bonne fin de semaine et à très bientôt

Cédric

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L’escapade de Martine Bonnave-Seillès

Bonjour à toutes et tous,

ces dernières semaines, L’Escapade a connu deux rencontres qui resteront dans les annales de la librairie, avec Valérie Igounet et Guy Le Besnerais pour « Crayon noir : Samuel Paty, histoire d’un prof  » et Élisa Shua Dusapin pour « Le vieil incendie« .
Merci à elles et à lui, merci à vous d’être venus en nombre (même si j’ai regretté l’absence de politiques et autres acteurs sociaux pour « Crayon noir », il y avait là pourtant matière à réflexions), merci à notre association « Librairies indépendantes en Nouvelle-Aquitaine », aux éditeurs Studiofact et Zoé pour avoir permis ces deux soirées à Oloron Sainte-Marie (merci également au bureau Virginie Migeotte qui accompagne les rencontres d’Élisa Shua Dusapin ; ce même bureau avait accompagné Joseph Ponthus en 2019, un lien donc avec L’Escapade).
C’est ce genre de soirées et de rencontres littéraires, et humaines, qui fait que le métier de libraire est vraiment un beau métier.

Cette semaine, une nouvelle rencontre, dans un autre style, avec l’oloronaise Martine Bonnave-Seillès, ce jeudi 8 février à 18h30, pour son récit « Pratique éducative et handicap mental » qui vient de paraître aux éditions Chronique sociale.

« Le métier que j’ai choisi et exercé avec passion pendant toute ma vie d’adulte existe-t-il encore ? Tout a changé, les normes, les règles, les attentes professionnelles, les formations. On veut rapprocher le médicosocial du fonctionnement entrepreneurial, les éducateurs parfois deviennent des « opérateurs » d’une « entreprise sociale », qui offrent des « prestations » ! Raconter cette transformation par le récit d’une pratique qui s’appuie sur le quotidien, la rencontre avec ces personnes et leurs proches, c’est peut-être répondre aux questions que se posent des familles touchées par le handicap, des étudiants en formation, d’autres qui envisagent de se diriger vers cette voie. Au travers de ce récit, au-delà des exemples de pratique professionnelle qui peuvent intéresser des intervenants sociaux en devenir ou en exercice, des personnes en situation de handicap ou leurs proches, j’aimerais rendre justice à ces personnes souffrantes qui m’ont accordé leur confiance, ouvert leur intimité, qui m’ont enrichie de leurs faiblesses et de leur force. Je voudrais partager mes rencontres, élargir le cercle qui me relie à tous ces gens qui ont traversé mon chemin : exclus, rejetés, en marge, parce que différents, violents, malades. Je souhaite mettre au cœur de ce livre leur humanité, leur douleur, leurs combats. Essayer d’infléchir certains regards, c’est tenter de les remercier d’avoir, à ce point, rempli ma vie.« 
Martine Bonnave-Seillès, éducatrice a exercé auprès de différents publics. Elle a été cheffe de service éducatif en MECS et en Foyer de vie pour adultes handicapés mentaux. Elle a également exercé des fonctions de formatrice auprès de différents personnels du médicosocial et en centre de formation d’Aide médicopsychologique.

Vous trouverez ici le calendrier provisoire des rencontres à la librairie jusqu’en mai.

Le 1er janvier dernier, je vous écrivais « il se pourrait qu’après le déménagement en 2022, il y ait du nouveau à L’Escapade en 2024 » : nous y voilà !
Dès demain et pour cinq semaines, vous trouverez à mes côtés une nouvelle libraire (que certain.e.s connaissent déjà à Oloron Sainte-Marie), Perrine Benoit-Cattin : merci de lui réserver le meilleur accueil.
Si ces quelques semaines s’avèrent concluantes et, surtout, si Perrine me supporte (sic), vous la retrouverez régulièrement à L’Escapade dès cet été.

Comme d’habitude, ci-dessous 10 nouveautés reçues ces derniers jours et quelques photos des 25 janvier et 1er février à la librairie.

Bonne semaine

Cédric

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Deux rencontres exceptionnelles

Bonjour,

en fin d’année dernière, je vous rappelais mes douze lectures préférées de 2023.
L’année 2024 ne peut mieux commencer avec l’accueil à la librairie de certains auteurs de mes 12 « chouchous », grâce à l’aide de notre association « Librairies indépendantes en Nouvelle-Aquitaine ».
Je vous espère nombreuses et nombreux à ces deux rencontres ; et une fois n’est pas coutume, je vous conseille de réserver en envoyant un mail à librairie.escapade@gmail.com : il se pourrait que ces deux soirées se déroulent à guichets fermés.

Jeudi 25 janvier à 18h30 : rencontre avec Valérie Igounet et Guy le Besnerais, auteurs du reportage dessiné « Crayon noir : Samuel Paty, histoire d’un prof » paru en octobre 2023 aux éditions Studiofact.

Le 16 octobre 2020, Samuel Paty est décapité par un islamiste tchétchène. Ce professeur d’histoire géographie avait 47 ans et était père d’un petit garçon.
Enquête rigoureuse et impartiale, cet album retrace la genèse de ce crime et décrit l’engrenage qui l’a rendu possible. Il entraîne également le lecteur dans l’univers d’un homme passionné et discret, devenu un symbole malgré lui.
Mon avis : « Un roman graphique nécessaire pour la vérité que l’on doit à Samuel Paty, à sa famille, à la communauté enseignante et aux élèves. À faire lire à toutes et tous, notamment aux hauts cadres de la fonction publique qui sont complètement passés à côté de ce qui se tramait autour du Collège du Bois d’Aulne. Les choix graphiques et narratifs pour raconter ces onze jours de descente aux enfers font surgir l’indignation et l’émotion à chaque page. Magistral et indispensable » .

« « Raconter, c’est empêcher que la mort ait le dernier mot. » Cette citation de l’écrivain Yannick Haenel ouvre [ce] roman graphique. Pendant deux ans, l’historienne Valérie Igounet, spécialiste du négationnisme, et le dessinateur Guy le Besnerais ont rencontré les proches et les collègues du professeur d’histoire-géographie, assassiné le 16 octobre 2020 à la sortie du collège où il enseignait, après avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves.
Les auteurs racontent, documents à l’appui, la mécanique d’un assassinat qui commence par le mensonge d’une collégienne. Un mensonge repris, amplifié sur les réseaux sociaux, puis repéré par un terroriste islamiste à a la recherche d’une cible 
» Médiapart
« Une bande dessinée, fruit d’une longue enquête nourrie de témoignages de proches, démonte les terribles mécanismes qui ont conduit à ce drame » Le Parisien.
« Un roman graphique d’utilité publique » Le Point

Valérie Igounet est historienne, journaliste et directrice adjointe de l’Observatoire du conspirationnisme. Ses recherches se situent au croisement de l’histoire politique et de l’histoire des idées. Spécialiste du négationnisme, du complotisme et de l’extrême droite en France après 1945, elle a publié plusieurs ouvrages sur ces sujets.
Guy Le Besnerais dessine depuis l’enfance, expérimente la BD aux Ateliers des Beaux-Arts de Paris et rejoint l’association BD54. Après une carrière d’ingénieur de recherches, il décide de se consacrer à l’illustration en 2021. Crayon noir est son premier roman graphique.

Une présentation en vidéo sur France Info

Jeudi 1er février à 18h30 : rencontre avec Élisa Shua Dusapin pour son 4ème roman « Le vieil incendie » paru fin août 2023 aux éditions Zoé.

A 15 ans, Agathe a fui la maison familiale pour ne plus avoir à protéger Vera, sa sœur aphasique, de la méchanceté des autres, laissant cette dernière en tête à tête avec leur père dans une bâtisse en pleine nature. De retour dans le Périgord des années plus tard pour vider cette maison, elle retrouve une femme transformée, qui cuisine, lit Perec et communique grâce à son smartphone.
Mon avis : « D’incompréhensions en tendresse non dite, le 4ème roman d’Élisa Shua Dusapin est court, tout en douceur et l’émotion suinte entre chaque ligne. J’ai retrouvé dans « Le vieil incendie » tout ce que j’avais aimé dans son premier roman « Hiver à Sokcho » , une écriture dense et calme à la fois, tout en pudeur, malgré les bouillonnements intérieurs. Elle détonne dans le paysage littéraire actuel, souvent fait de paillettes, de buzz, de vitesse, il est salutaire de s’arrêter sur ces romans calmes mais pourtant intenses  »

« Passer d’un monde à un autre, sortir de soi pour mieux connaître son for intérieur, accueillir la différence pour discerner ce qui nous unit, autant de thèmes qu’elle défriche à la serpe étincelante de ses mots, sans décevoir. » Marine Landrot, Télérama
« Le vieil incendie a quelque chose de simple et de délicat, de doux et de dur à la fois. […] Un roman brûlant sur la violence des sentiments qui unissent deux sœurs. » Alice Develey, Le Figaro
« Un roman d’une étonnante densité. (…) Son écriture est sobre, efficace. Les actions s’enchaînent et se suspendent au rythme des sensations ou des souvenirs. Comme dans « Vladivostok circus », elle reste au plus près du corps, du bien-être ou du malaise, faisant de sa lecture une expérience rare qu’en cette rentrée il serait dommage de manquer. » Alain Nicolas, L’Humanité

Née en 1992 à Sarlat-la-Canéda d’un père français et d’une mère sud-coréenne, Elisa Shua Dusapin grandit entre Paris, Séoul et Porrentruy (Jura suisse). Elle est diplômée de l’Institut littéraire suisse de Bienne.
Son premier roman, Hiver à Sokcho (Zoé, 2016, Folio 2018) obtient les prix Robert Walser, Alpha, Régine-Desforges, Révélation SGDL. En 2021, sa traduction anglaise reçoit le National Book Award for Translated Literature. Plusieurs fois adapté au théâtre, le livre est adapté au cinéma par le réalisateur Koya Kamura, avec Roschdy Zem dans le rôle principal (sortie courant 2024).
Suivent Les Billes du Pachinko (Zoé, 2018, Folio 2020), prix suisse de littérature et Alpes-Jura, et Vladivostok Circus (Zoé, 2020, Folio 2022), sélectionné pour le prix Femina.
« Le vieil incendie » a reçu le Prix Wepler – Fondation la Poste et le prix Fénéon en 2023 (et étaient dans quatre finalistes du Prix Fémina)
Ses romans sont traduits dans plus de 35 langues
La vidéo de son interview à la Grande Librairie

Après ces deux premières rencontres, l’agenda commence à se remplir, je vous laisse le découvrir.
Enfin, je reprends le format habituel avec les couvertures de 10 nouveautés reçues ces derniers jours.

Bonne semaine

Cédric

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Les meilleures ventes de 2023

Bonjour à toutes et tous,

comme de coutume, après mes « chouchous » de l’année précédente dans la dernière lettre de 2023, dans la première de 2024, je vous présente les meilleures ventes de l’année passée (hors lectures imposées aux collégiens et lycéens et ventes réalisées auprès des établissements scolaires).

Cette année encore, les meilleures ventes reflètent bien que L’Escapade est une librairie indépendante ancrée sur son territoire : sauf erreur de ma part, seuls Astérix, Pierre Lemaître et Hadrien Klent n’ont aucun lien avec le Béarn ou les Pyrénées.

Dans ces douze meilleures ventes, on retrouve des habitués qui sont très suivis à L’Escapade et trois de mes titres « chouchous » de l’année (merci de m’avoir fait confiance).

#1 « Le dimanche des violettes », Florence Innecco, éd. La Geste.
Après sa venue en mai à la librairie, il semblait évident que la primo-romancière native du Haut-Béarn serait difficile à déloger de cette première place : bravo Florence !
Clara Arnaud n’est pas très loin avec ses vents fous.
#2 « Et vous passerez comme des vents fous », Clara Arnaud, éd. Actes Sud.
#3 « La grande ourse », Maylis Adhémar, éd. Stock
#4 « Les sentiers du refus », Janette Ananos, éd. Monhélios (une habituée des meilleures ventes de L’Escapade pour chacun de ses nouveaux ouvrages)
#5 « Astérix, l’iris blanc », Conrad et Fabcaro, éd. Albert René
#6 « L’aventure hydro-électrique du gave d’Aspe », Régine Péhau-Gerbet, éd. Monhélios
#7 « Élisée Reclus : penser l’humain et la terre », Isabelle Louviot, éd. Le Tripode (dans mes chouchous de 2022, et une librairie bien pleine en janvier pour notre géographe anarchiste qui a passé une bonne partie de sa jeunesse en Béarn)
#8 « La ligne », Jean-Christophe Tixier, éd. Albin-Michel
#9 « Paresse pour tous », Hadrien Klent, éd. Le Tripode (déjà top 11 en 2021 lors de sa sortie, le poche se positionne cette année à l’occasion de la sortie de la suite « La vie est à nous »)
#10 « Le silence et la colère », Pierre Lemaître, éd. Calmann-Lévy
#11 « Le vieil homme et la mare », Max Ducos, éd. Poids Plume (Le premier album de cette nouvelle maison d’édition béarnaise créée en 2022 est un succès au long cours)
#12 « Tropicale tristesse », Jean-Baptiste Maudet, éd. Le Passage (Top 2 en 2022, il a continué sur sa lancée en 2023)

Vous trouverez ici les prochaines rencontres prévues pour ce début 2024 (Pour les rencontres des 25 janvier et 1er février, je vous invite à réserver votre place).
Au-delà des rencontres en librairie et « hors les murs », il se pourrait qu’après le déménagement en 2022, il y ait du nouveau à L’Escapade en 2024 …. à suivre

à très vite

Cédric

« Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple » Jacques Prévert

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Les « chouchous » de 2023

Bonjour à toutes et tous,

comme tous les ans, je vous propose en photos mes douze « chouchous » de 2023, par ordre antéchronologique de parution.
Évidemment, j’ai aimé et défendu bien d’autres titres, mais il fallait en choisir douze.
Cette mise en avant de ces titres ne présage pas de leur présence dans la liste des douze meilleures ventes de l’année que, traditionnellement, je vous présente tout début janvier.

En photos, vous trouverez également un clin d’œil aux trois dernières rencontres de 2023, avec Patrick Fort (merci à Christiane Laborde pour la présentation de cette rencontre), Claire et Thomas des éditions de bandes dessinées sud-américaines iLatina et Ludovic Bouquin (merci à Chloé pour son gâteau de semoule : il faut lire le dernier polar de Ludo pour comprendre l’allusion).

Hier soir, nous avons eu l’immense plaisir de découvrir le centre-ville d’Oloron Sainte-Marie noir de monde à l’occasion de la réouverture des rues Révol et Barthou, suite à leurs superbes rénovations.
Convaincu que ces réalisations vont bénéficier à l’ensemble du centre-ville et à notre vie commune, je ne peux que vous inviter à venir vérifier par vous même que oui, le centre et ses commerces sont bien vivants, contrairement à ce que l’on peut lire sur les réseaux sociaux 😉

En cette fin d’année, la librairie sera ouverte en plus des jours et horaires habituels :
dimanche 17, de 10h à 12h et de 15h à 18h ;
lundi 18, de 14h30 à 18h ;
dimanche 24, de 10h à 17h30.

Fermée les 25 et 26 décembre, la librairie rouvrira le mercredi 27 à 10h00.
Fermée les 31 décembre, 1er et 2 janvier : réouverture le mercredi 3 à 9h30

Je vous souhaite de passer de joyeuses fêtes de fin d’année avec vos proches et vous remercie pour cette belle année passée ensemble.

Cédric

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Décembre à L’Escapade

Bonjour à toutes et tous,

Avant de vous présenter les rencontres de décembre, il me faut remercier par ordre d’apparition Claire Sibille, Janette Ananos, Clara Arnaud et Régne Péhau-Gerbet pour ces quatre rencontres et séances de dédicaces qui viennent de se succéder à la librairie : des moments de vie, des après-midi et soirées « radieuses et chaleureuses » pour reprendre les mots de Clara Arnaud.

En décembre, trois rencontres sont à venir avant le grand « patac » des fêtes de fin d’année.

Jeudi 7 à 18h30 : rencontre avec Patrick Fort pour son nouveau roman « Là-bas, la forêt m’attend » aux éditions Passiflore (avec le soutien de Librairies indépendantes en Nouvelle-Aquitaine)
Après son succès « Le foulard rouge » aux éditions Gallimard, Patrick Fort revient avec un nouveau roman historique sur fond de première guerre mondiale.
« Léon Duvignac et Léopold Pujo, deux amis d’enfance, quittent pour la première fois leur village natal pour être projetés dans le brasier infernal de la Grande Guerre. Plus de cent ans après, François hérite d’un mystérieux carton. Il y découvre un carnet rédigé par son aïeul, Léon, contenant ses souvenirs de guerre. Dès lors, il n’aura de cesse de traquer la vérité pour rétablir l’honneur d’un homme oublié par la France. »
Roman sur la mémoire collective et les souvenirs intimes, la culpabilité et le rachat, « Là-bas, la forêt m’attend » est un hommage vibrant au pouvoir des mots capables de consoler et de réparer.
« Moi, tu sais, ce que j’aimerais, juste, c’est revoir une forêt. Comme elles existaient avant. Ici, tout est détruit. Ils tuent même les arbres. Eux aussi, pourtant, ils n’y sont pour rien. »

Vendredi 8 à 18h30 : rencontre avec les éditeurs Thomas Dassance et Claire Miremont, de la maison d’éditions basco-béarnaise iLatina, dont la mission éditoriale est de faire découvrir au public français les auteurs de bande dessinée d’Amérique du sud (principalement argentine à l’heure actuelle), à travers des œuvres patrimoniales et contemporaines. Aventure, polars, autobiographies, grands classiques, essais ou récits engagés, aucune limite thématique !
Claire et Thomas nous présenteront leurs trois collections et 26 bandes dessinées éditées à ce jour.

Vendredi 15 de 10h à 12h et de 14h30 à 18h30 : un vendredi noir avec Ludovic Bouquin à l’occasion de la sortie de son nouveau polar « Gâteau de semoule 2.0 » chez M+éditions
Polar régional qui navigue de Dax au bassin d’Arcachon, en passant par le Lac d’Hossegor.
Des ballots de cocaïne pure s’échouent sur les plages du littoral Atlantique, recrachés par l’océan. Ce trésor n’est pas perdu pour tout le monde. Quatre amis d’enfance décident de saisir l’opportunité au mépris de tous les risques.
Florence Lasserre mène une existence simple et bien rangée. En l’espace de quelques jours, sa belle-mère est accusée de piratage informatique, et elle va tomber sur ses anciens camarades de classe à qui la vie semble avoir souri.
Le commissaire Nekka se voit dans l’obligation d’enquêter, au côté de son inspecteur en cybercriminalité, sur l’entourage de la famille Lasserre.
Ludovic Bouquin navigue entre surf, cybercriminalité, coupage de cocaïne quasi pure avec un sens du détail qui interpelle : à croire qu’il s’y connait vraiment dans chacune de ses spécialités ! C’est efficace, c’est drôle, mais est-ce que la fin est assez morale pour notre époque ?
On en parle avec Ludovic le vendredi 15 décembre qui vient passer la journée à la librairie pour un nouveau vendredi noir, où il dédicacera ce polar et ses 5 précédents toute la journée.

Qui dit décembre, dit chaîne logistique en tension : soyez donc prévoyants dans vos commandes ; d’autant plus que si Noël tombe le 25 décembre (mais oui), vous n’aurez pas quelques jours de vacances scolaires avant pour vos achats des derniers jours (les vacances scolaires débutant le 22 au soir).
La librairie s’adapte donc à ce calendrier et sera ouverte en plus des jours habituels :
– le dimanche 17 de 10h à 12h00 et de 15h à 18h
– le lundi 18 de 14h30 à 18h00
– le dimanche 24 de 10h00 à 17h30
Librairie fermée le mardi 26 et réouverture le mercredi 27 à 10h00.

La chronique du 22 novembre sur Radio Oloron ici , prochain rendez-vous le 6 décembre

Pour terminer, un petit message au visiteur grincheux de 18h50 le 25/11 : oui, quand des horaires sont annoncés pour les dédicaces et rencontres, ils le sont pour être globalement respectés, ne vous en déplaise !
Quand au fait que vous regrettiez que le libraire d’Oloron ne soit pas béarnais (j’ai cru comprendre « de souche », grrr), je vous invite à (re)lire cette phrase du penseur et écrivain français de langue occitane Félix-Marcel Castan : « On n’est pas le produit d’un sol, on est le produit de l’action qu’on y mène« . À bon entendeur !

Siatz los de qui cau, e bona setmana a totas et tots.

Cédric

PS : un grand merci à Claire Leraistre pour sa décoration de vitrine très réussie, comme tous les ans.

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L’Escapade de Clara Arnaud

Bonjour à toutes et tous,

le 10 novembre, les absent.e.s ont raté un événement qui ne se reproduira plus : les 20 ans du festival « Poésie dans les Chais« , dont est née, en partie, L’Escapade il y a 7 ans.
Ce fut l’occasion de revenir sur quelques anecdotes et sur tous ses liens tissés au fil des ans, et de remercier le Parrain (deux photos après la sélection de dix nouveautés reçues ces derniers jours).

Alors, ne ratez pas le prochain événement,  la rencontre avec l’autrice d’un de mes romans préférés de cette rentrée 2023 « Et vous passerez comme des vents fous » paru chez Actes Sud.
Je vous en parlais début septembre sur le blog de la librairie et sur Radio Oloron
Clara Arnaud sera à L’Escapade ce mercredi 22 novembre à 18h30.
« Au cours d’une saison d’estive, les attaques répétées d’une ourse ravivent les tensions dans une vallée pyrénéenne. Tentant de s’abstraire des débats, Alma, une éthologue, et Gaspard, un berger, communient avec la montagne, mêlent leur existence à celles des bêtes. Sur ces terres où l’homme et l’animal sont intimement liés, l’histoire d’un jeune montreur d’ours parti faire fortune à New York, un siècle plus tôt, résonne tragiquement avec le présent« .
Durant trois saisons, depuis les estives des hautes vallées d’Ariège, Clara Arnaud a coulé ses pas dans ceux des naturalistes suivant la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées ; elle a côtoyé les bergères et les bergers, écrit un roman au tempo des aléas météorologiques et des humeurs que lui inspirait la montagne.
Voilà qui résonne particulièrement ici au pied de nos vallées béarnaises où deux ourses ont été réintroduites en 2018 et où le pastoralisme et la vie en estives sont une réalité de chaque jour.
Le précédent roman de Clara Arnaud « La verticale du fleuve » se déroulait en Amérique centrale et convoquait une lutte locale perdue contre la construction d’un barrage hydroélectrique.
Mercredi soir, nous parlerons de ce lien évident entre ses deux romans, entre la nature d’Amérique centrale et nos Pyrénées, ce lien au sauvage et aux mythes que nous entretenons malgré tout de chaque côté de l’Atlantique.
Après les photos, la vidéo du passage télévisé de Clara Arnaud à La grande Librairie le 28 septembre dernier.
Je vous espère nombreuses et nombreux pour cette rencontre phare de cette fin d’année.
Cette tournée en Aquitaine est coordonnée par notre association régionale « Librairies indépendantes en Nouvelle-Aquitaine« 

Pour rappel, trois autrices encadrent la venue de Clara Arnaud
Claire Sibille ce vendredi 17 novembre à 18h00 pour le recueil coordonné par Nicolas Mathieu « Lire et dire le désir : #whenIwas15″ aux éditions Thierry Magnier, dont je vous parlais dans la dernière lettre hebdo : nous parlerons des premiers émois adolescents, de l’éveil aux sens grâce à la littérature, et de Gérald Darmanin !
Janette Ananos en dédicace l’après-midi du samedi 18 à l’occasion de son dernier ouvrage « Sur les sentiers du refus : 1939-1945 : espoirs et drames vus d’une vallée béarnaise et d’ailleurs « , qui vient de paraître aux éditions Monhélios.
Les témoignages émanent en majorité de personnes qui ont vécu cette époque, en tant qu’adultes ou en tant qu’enfants ou adolescents. Certains récits ont été écrits sur le moment (durant la « drôle de guerre », ou en internement en Espagne, ou en camp de prisonniers allemands, ou durant la Campagne de France). Ils sont assortis de documents d’époque, photographies, dessins, documents officiels.
Régine Péhau-Gerbet en dédicace l’après-midi du samedi 25 à l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage « L’aventure hydroélectrique du Gave d’Aspe » aux éditions Monhélios.
La construction du transpyrénéen, voie de chemin de fer entre la France et l’Espagne, est à l’origine de la mise en valeur du domaine hydroélectrique de la vallée d’Aspe. Cet ouvrage retrace les grandes étapes de cette aventure : des premières usines électriques de chantier au rôle décisif joué par la Première Guerre mondiale, de la conception du projet à la réalisation du programme des barrages et centrales, des expropriations aux retombées économiques im­­pactant le territoire.

Les rencontres de décembre sont à lire sur la page agenda.
Les dernières chroniques sur Radio Oloron sont en écoute : 18 octobre, 25 octobre et 08 novembre.

Au chapitre des bonnes nouvelles :
– « Panorama » de Lilia Hassaine, dont je vous parlais début septembre vient d’obtenir le Prix Renaudot des Lycéens
– ‘Le vieil incendie » d’Élisa Shua Dusapin dont je vous parlais fin août vient d’obtenir le Prix Wepler.
Satisfaction d’autant plus grande pour « Le vieil incendie » que Élisa Shua Dusapin sera à la librairie le 1er février 2024 pour une rencontre qui est attendue avec impatience.
Et tant qu’à vous plonger dans votre agenda, cochez également le jeudi 25 janvier 2024 pour une autre rencontre qui restera elle aussi dans les annales de la librairie, et je crois de la vie citoyenne oloronaise.

Dernier rappel : « Donnez à lire » avec le Secours populaire se termine bientôt (une prolongation est probable, mais dépêchez-vous si vous souhaitez participer).

à très vite

Cédric
PS : la librairie sera fermée jeudi 23 après-midi

https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/saison-16/5307213-clara-arnaud-des-ours-et-des-hommes.html

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Poésie dans les Chais fête ses 20 ans !

Bonjour à toutes et tous,

comme tous les ans à cette période, j’en viens à vous parler de l’anniversaire de L’Escapade qui a pris la suite de La Petite Librairie : cette année, ça fera donc 7 ans, dont 1 an dans le nouveau local.
Cette année, ce sont aussi les 20 ans du festival de poésie contemporaine et musiques improvisées « Poésie dans les chais », dont le créateur et directeur artistique Didier Bourda, est le parrain de la librairie.
Nous fêterons donc nos anniversaires respectifs le vendredi 10 novembre à partir de 18h30 à L’Escapade.
À cette occasion, Morgane Lazarus présentera son anthologie des 20 ans, éditée par la Maison des Éditions.
« 20 ans est née d’une rencontre entre un directeur de festival passionné et une étudiante qui a toujours trouvé dans les mots et la poésie, un réconfort et des émotions intenses.
Un projet qui s’appuie sur l’anniversaire de Poésie dans les chais vous invite donc à retraverser de manière singulière les 20 dernières années de programmations.
Vous pourrez retrouver de nombreux poètes qui ont marqué le festival au fur et à mesure des années, découvrir de nouveaux textes et une nouvelle façon de les apprécier
. »

20 ans du Festival « Poésie dans les chais » avec la présence de Morgane Lazarus, Didier Bourda, l’ami fidèle du festival Ludovic Pautier descendra de Bordeaux pour nous dire peut-être quelques mots sur le flamenco et le vin et l’éditeur-poète-plasticien lillois Dimitri Vazemsky qui accompagne depuis quasiment le début le festival avec ses grandes lettres rouges parsemées dans le vignoble et les 6 ouvrages édités spécifiquement durant ces 20 ans nous viendra de Lille.
Edit 07/11/2023 : Nicolas Vargas sera aussi avec nous
Au fur et à mesure de leurs venues, j’annoncerai les noms des présents ici même.
Elles et ils ne seront pas disponibles a priori, mais durant 20 ans le Jurançonnais a eu la joie d’accueillir entre autres, Édith Azam, Joséphine Bacon, Rita Bassil, Christine de Camy, Estelle Fenzy, Armelle Leclercq, Perrine Le Querrec, Laure Limongi, Amandine Monin, Florence Pazzotu, Cole Swensen, Laurence Vielle, Jesus Aured, Julien Blaine, Paul de Brancion, Claro, Jean-Louis Duzert, Jean-Michel Espitalier, Salah Al Hamdani, Fred Jouanlong, Olivier Mellano, Saïd Mohamed, Charles Pennequin, Omar Youssef Souleimane, Lucien Suel et de nombreux poètes et musiciens espagnols.

Nous vous espérons nombreuses et nombreux pour souffler les bougies.


Autre rendez-vous important le 17 novembre à 18h00 : rencontre avec l’autrice Claire Sibille (de Lasseube) dont le texte a été sélectionné parmi les 70 sur 1000 recueillis par Nicolas Mathieu dans « Lire et dire le désir : #whenIwas15″ aux éditions Thierry Magnier.
De l’incontournable Bicyclette bleue de Régine Deforges aux SAS de Gérard de Villiers en passant par les romans de Judy Blume, Anaïs Nin ou Annie Ernaux, nombreux sont les livres à l’origine des premiers émois adolescents.
Aujourd’hui, femmes et hommes de tout âge sont revenus sur les pas de leurs 15 ans pour se remémorer cet éveil à la sexualité grâce à la littérature.
Après l’interdiction à la vente aux mineurs par le gouvernement du roman « Bien trop petit » de Manu Causse (collection L’Ardeur, Éditions Thierry Magnier), l’écrivain Nicolas Mathieu lance l’initiative #whenIwas15 sur Instagram. 70 témoignages ont été sélectionnés pour former ce recueil qui se veut une réponse à cette censure injuste et hypocrite.
Alors, osons L’Ardeur ! collection destinée spécifiquement aux plus de 15 ans : il n’y avait donc vraiment pas de quoi susciter l’ire des ligues de vertu !

D’autres rendez-vous à venir sur la page agenda, avec Janette Ananos, Clara Arnaud, Régine Péhaut-Gerbet, Martine Bonnave, ….

L’opération menée avec le Secours populaire « Donnez à lire » se poursuit ; et vous pouvez écouter ici mes dernières chroniques sur Radio Oloron : 18 octobre (Serge Joncour, Corinne Morel-Darleux et Séverine Vidal) et 25 octobre (Gaspard Koenig, Pascal Dessaint et Samuel Piquet).
Sur la dernière photo, vous retrouverez toute l’actualité éditoriale automnale de la Marraine de la librairie.

Pour conclure, je suis ravi de constater que trois de mes très bonnes lectures de fictions de cette rentrée 2023 sont dans les dernières listes des Prix Goncourt, Médicis et Renaudot …. pour une fois que les jurys de ces prix sont raccords avec le libraire d’Oloron !
Je vous ai déjà présenté ici « Panorama » et « Le vieil incendie » (Élisa Shua Dusapin sera à la librairie le 1er février 2024), voici la présentation de « Humus » de Gaspard Koenig paru aux éditions de l’Observatoire.

Deux étudiants en agronomie, angoissés comme toute leur génération par la crise écologique, refusent le défaitisme et se mettent en tête de changer le monde. Terminant leurs études, Kevin le boursier et Arthur le fils de bonne famille ont tous les deux reçu une révélation après une conférence : les vers de terre sont la solution pour recycler nos déchets biologiques. Si le postulat de départ ne nous promet pas une histoire passionnante, l’auteur développe avec les deux protagonistes aux méthodes opposées un récit palpitant aussi explosif que terrifiant par son côté plausible.
Kevin, fils d’ouvriers, lance une start-up de vermicompostage et endosse l’uniforme du parfait transfuge sur la scène du capitalisme vert. Arthur, enfant de la bourgeoisie, tente de régénérer le champ familial ruiné par les pesticides mais se heurte à la réalité de la vie rurale.
Au fil de leur apprentissage, les deux amis mettent leurs idéaux à rude épreuve, entre radicalité et techno-solutionnisme
Du bocage normand à la Silicon Valley, des cellules anarchistes aux salons ministériels, Gaspard Koenig raconte les paradoxes de notre temps – mobilité sociale et mépris de classe, promesse de progrès et insurrection écologique.
Dans la grande veine de la littérature réaliste.
Koenig m’a étonné. A la base, je ne suis pas franchement en phase avec ses idées d’essayiste. Mais, lui, le penseur libéral semble être entré en dissidence avec lui-même.
Il signe un roman prophétique sur les impasses actuelles de notre société, sur fond de cynisme et d’urgences écologiques. Les deux principaux protagonistes sont entourés par une galerie de personnages croqués avec un humour parfois cruel.
De quoi réfléchir tout en s’amusant.


Vous aurez remarqué que je prends un « long » week-end de pause , de retour le jeudi 2 novembre à partir de 9h30.

Cédric

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8ème édition de « Donnez à lire »

Bonjour à toutes et tous,

cette année encore, L’Escapade et l’antenne oloronaise du Secours Populaire s’associent à l’occasion de l’opération solidaire nationale « Donnez à lire », du 17 octobre (Journée mondiale du refus de la misère) au 20 novembre 2023 (Journée internationale des droits de l’enfant).
Le principe est simple : vous êtes invités à choisir et rajouter un livre jeunesse à vos achats puis à le déposer dans un carton prévu à cet effet dans la librairie.
A la fin de l’opération, j’ajoute 10% de livres en plus et l’ensemble est remis au Secours Populaire d’Oloron Sainte-Marie qui les offrira à un enfant ou un adolescent qui n’en a pas ou trop peu, dans les familles que les bénévoles accompagnent tout au long de l’année.
Donnez à lire encourage ainsi la pratique de la lecture auprès d’un jeune public qui en est éloigné.
François Busnel, parrain de Donnez à lire : « L’enjeu, c’est de faire en sorte que la jeunesse découvre le pouvoir fascinant de la lecture. Lire peut changer la vie d’un enfant. La lecture vous donne, dès que vous êtes enfant, les armes pour affronter le réel. Ces armes, ce sont des mots, des phrases, des situations. La lecture stimule l’imagination, qui rend libre et différent des autres. »

À propos de jeunesse, je vous rappelle que ce week-end, 21 et 22 octobre, aura lieu la 24ème édition du salon jeunesse « Frissons à Bordères« , avec sur mon stand la présence de Séverine Vidal et Constance Dufort : toutes les infos ici.

Le 4 octobre dernier, dans ma chronique sur Radio Oloron (en écoute ici), je rendais hommage aux enseignants à l’occasion des sorties du roman « Le grand secours » de Thomas B. Reverdy et du roman graphique « Crayon noir – Samuel Paty, histoire d’un prof » de Valérie Igounet et Guy Le Besnerais.
Je ne pensais pas que ce corps enseignant serait à nouveau frappé par le terrorisme islamiste avec l’assassinat de Dominique Bernard.
Cela semblera peut-être léger à certains, mais je reste persuadé que nous devons à notre République laïque, encore plus d’éducation, plus de culture, plus de soutien fort et réaffirmé sans cesse à l’enseignement public, lieu d’émancipation par excellence.

« Crayon noir – Samuel Paty, histoire d’un prof » de Valérie Igounet et Guy Le Besnerais, paru chez StudioFact éditions : Magistral et indispensable
« Un roman graphique nécessaire pour la vérité que l’on doit à Samuel Paty, à sa famille, à la communauté enseignante et aux élèves. À faire lire à toutes et tous, notamment aux hauts cadres de la fonction publique qui sont complètement passés à côté de ce qui se tramait autour du Collège du Bois d’Aulne. Les choix graphiques et narratifs pour raconter ces onze jours de descente aux enfers font surgir l’indignation et l’émotion à chaque page ».

Je n’ose vous souhaiter une bonne semaine, alors au plaisir de vous croiser pour discuter actualités et littératures.

Cédric

Librairie fermée le samedi 21 octobre en raison de ma présence à Bordères, et du samedi 28 octobre inclus au 1er novembre pour quelques derniers jours de repos avant les fêtes de fin d’année.
Retrouvez ici les prochaines rencontres et dédicaces à la librairie

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Octobre

[ATTENTION : la librairie fermera à 18h00 ce vendredi 29 pour cause de rencontre à la Médiathèque – cf la fin de cette lettre d’infos – et sera fermée exceptionnellement le samedi 30 septembre après-midi, ouverte de 9h30 à 12h00]

Bonjour à toutes et tous,

mardi 26 septembre, j’accueillais une libraire d’un jour : Mathilde Bréchet, éditrice chez Gallimard-Jeunesse.
Une journée d’échange concret au sein de la chaîne du livre entre éditeurs et libraires afin de mieux appréhender le quotidien et les pratiques en librairie … et de supporter le libraire de Sainte-Marie !
Opération organisée par le Syndicat de la Librairie française et le Syndicat National de l’Édition, à renouveler.

Après ces premiers rendez-vous de septembre avec Martin Rieussec-Fournier et Poésie dans les chais (réservez votre soirée du vendredi 10 novembre, nous fêterons les 20 ans de ce Festival avec quelques surprises), voici les rendez-vous d’octobre.

Vendredi 6 octobre à 18h00, à la librairie : rencontre avec l’ogeuloise Nathalie Laborde, à l’occasion d’Octobre rose, avec ses deux livres sur le cancer :
« Ombre & Lumière, ma parenthèse rose« 
« Le récit d’une jeune femme de 43 ans qui au début de l’été 2021 a le Ciel qui lui tombe sur la tête.
Un cancer du sein que je relate, qu’il a fallu accepter, combattre avec ma famille, mes proches, mon équipe médicale.
Une épreuve qui m’a rendue plus forte, plus vivante. Une meilleure version de moi-même.
Mais qui n’a rien de rose ».
« Tout ira bien poussin. Le cancer expliqué aux enfants« 
« Vous devez l’annoncer à votre (vos) enfants., vos petits-enfants, vos neveux ou nièces. Vous ne savez pas par où commencer, c’est normal. Expliquer un tsunami interne est très difficile. Les enfants sont incroyablement forts, n’en doutez pas.  Vous trouverez dans ce récit quelques pistes pour vous y aider. À lire aux enfants, ou à leur faire lire. »
Nathalie présentera ses livres et répondre évidemment à toutes vos questions.
Depuis début 2023, vous avez remarqué à côté de la caisse une tirelire de soutien à différentes associations locales, une différente chaque trimestre. Il y a eu Radio Oloron, le collectif POUR, Pyrénées Re-Belles ; pour ce dernier trimestre de l’année, en lien avec Octobre rose, je vous proposerai de faire un don à l’association paloise Miralutz, qui propose des activités sportives aux personnes en traitement de cancers (une antenne vient d’ouvrir à Mauléon).

Dimanche 8 octobre, je serai à la 10ème édition de la Fête de la Pomme et du Verger sur l’île du Néez à Gan avec une sélection d’ouvrages pour tous les âges sur les potagers et vergers, les plantes, les pratiques paysannes et sur les alternatives écologiques au sens large.

Les 13 et 14 octobre, je serai à Oloron, mais une grande fête se prépare à Pau pour les 20 ans de la librairie BD « Bachi-Bouzouk ». Bravo à l’équipe pour ce bel anniversaire et de grosses pensées pour Vincent.

Le 17 octobre débutera l’opération annuelle « Donnez à lire » avec le Secours populaire, je vous en reparle très vite

Samedi 21 (14h00 à 18h30) et dimanche 22 octobre (9h30 à 18h00), je serai dans la plaine de Nay pour la 24ème édition du salon jeunesse « Frissons à Bordères« . J’aurai la chance d’accueillir sur mon stand tout le week-end la marraine de cette édition 2023 Séverine Vidal, et le dimanche, l’oloronaise Constance Dufort.
Séverine Vidal se consacre à l’écriture depuis 2010, après avoir été professeure des écoles. Elle est l’autrice de nombreux livres, qui vont de l’album pour les tout-petits au roman pour adolescents, en passant par la BD, y compris adulte. Ses livres sont traduits à l’étranger et sont récompensés par de nombreux prix.  Elle est publiée chez Talents hauts, Sarbacane, Robert Laffont, Nathan, Bayard, Gallimard Jeunesse, Les Éditions des éléphants, Delcourt…
Elle sera présente avec ses nouveautés, quelques titres phares plus anciens et les bandes dessinées ados et adultes qu’elle a écrites et scénarisées.
Ici à Oloron, on ne présente plus la fidèle de l’Escapade, Constance Dufort et ses romans jeunesse, ados et jeunes adultes dans différents genres.
[la librairie sera fermée toute la journée du 21 octobre]

Mes chroniques de septembre sur Radio Oloron : 06 septembre (Clara Arnaud, Élisa Shua Dusapin, Lilia Hassaine et Martin Rieussec-Fournier) et 20 septembre (Patrick Fort, Julia Kerninon, Julia Colin et Poésie dans les chais). J’y retourne le 4 octobre où je parlerai d’éducation nationale 😉

En novembre, des poètes avec les 20 ans de Poésie dans les Chais, Janette Ananos, Martine Bonnave, Régine Péhaut-Gerbet et Clara Arnaud qui était hier soir à la Grande Librairie sur France 5 pour son très beau « Et vous passerez comme des vents fous » chez Actes Sud.
Surveillez les prochaines lettres d’infos pour les dates et présentations

à demain à la Médiathèque des Gaves : dans le cadre du salon palois « Un Aller-Retour dans le Noir« , rencontre à 18h30 le vendredi 29 septembre avec Sophie Hénaff, autrice des polars Poulets grillés, Restés groupés, Art et Décès, Drame de Pique, et la comédie Voix d’extinction
L’Escapade y tiendra la table de ventes et fermera donc à 18h00.

à très vite

Cédric

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