Un mois anniversaire

Bonjour,

en toute discrétion, l’Escapade vient de fêter ses 8 ans : 6 ans dans l’ancien local et 2 ans au 6 place de la Cathédrale.
Cochez le 2 novembre 2026 dans vos agendas, je ferai en sorte que les 10 ans (+ 25 de la Petite Librairie) soient dignement fêtés.

Au programme en novembre à la librairie :
Samedi 16 novembre, de 10h à 12h, Étienne H. Boyer dédicacera son dernier roman « Le moment ou jamais », et les précédents, tous édités par Astobelarra / Le grand chardon.
J’en parle dans ma dernière chronique sur Radio Oloron.

Vendredi 29 novembre : le vendredi noir de Claude Castéran.
Claude Castéran dédicacera ses romans noirs et policiers (éditions Gypaète) de 10h à 12h et de 14h30 à 18h30 : La griffe d’Aspe, L’abri maléfique, et le dernier Traque sur le GR10.
Présentation : https://espace-gypaete.com/blogs/news/entretien-clause-casteran-traque-sur-gr10-dernier-roman-noir

Et enfin, vers la fin du mois, la clôture de la 9ème édition de « Donnez à lire« .
Vous êtes déjà nombreuses et nombreux à avoir offert des livres à des enfants et ados du Haut-Béarn, par l’intermédiaire du Secours populaire. Merci pour elles et eux : on continue !

Je vous laisse découvrir la programmation à ce jour du mois de décembre et vous souhaite un bonne fin de semaine.

Cédric

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Donnez à lire 2024

Bonjour à toutes et tous,

après ma sélection forcément subjective de dix nouveautés reçues ces dernières semaines, vous trouverez quelques photos de la 25ème édition du salon jeunesse « Frissons à Bordères« , qui fut encore une fois une réussite : de nombreux visiteurs, des autrices et auteurs invités heureux d’être là*, et une équipe de bénévoles au top.
* sur le stand de L’Escapade étaient présents : Constance Dufort, Quitterie Laborde et Matthieu Sylvander.
Sur les stands des collègues, il y avait aussi Algésiras, Fleur Daugey, Cécile Elma Roger, Marin Ledun, Liuna Virardi, entre autres.
Si la librairie est encore invitée, je veux bien allé jusqu’à la 40ème édition …. après, j’espère que j’aurai le droit de prendre ma retraite ;-).

L’édition 2024 de « Donnez à lire » a débuté la semaine dernière et durera jusqu’à fin novembre.
Le principe est simple : pendant un mois, les client.e.s de L’Escapade sont invités à rajouter un livre jeunesse (ou plusieurs) à leurs achats et à le déposer dans la boîte dédiée.
À l’issue de cette opération, la librairie rajoutera 10% de livres en plus et tous ces livres seront offerts par le Secours Populaire d’Oloron Sainte-Marie à des enfants ou adolescents qui n’en ont pas ou trop peu.
Nous comptons sur vous.
plus d’infos sur le site du Syndicat de la librairie française.

Ma suggestion du moment : « Aux ventres des femmes » de Huriya, paru aux éditions Rue de l’échiquier.
Shahrazade naît dans un pays de la Péninsule arabique, d’un père boucher, qui la considère comme « un corps inachevé » parce que fille, et d’une mère soumise et humiliée, parce qu’incapable de donner un fils à son mari. Elle grandit dans un quotidien étouffant, corseté par les interdits d’une société traditionnelle, hypocrite et violemment patriarcale. Ses moindres faits et gestes sont surveillés par sa grand-mère, qui sous couvert de religion, s’érige en gardienne de la vertu et défend avec ardeur ses intérêts et ceux de son fils. Pour autant, Shahrazade refuse très tôt de subir la loi des hommes et se révolte contre le destin de génitrice et de femme au foyer qu’on lui assigne.
Quel peut être son avenir dans cette société ultraconservatrice ?
Comment s’affranchir de la domination masculine et assumer ouvertement son identité sans craindre pour sa vie ?
Un roman sur la liberté que les femmes doivent arracher dans certains pays religieux ; mais ici aussi, certainement devons-nous nous interroger.
Et puis comme dans le roman de Marie Pavlenko dont je vous ai parlé récemment, la force de la poésie : c’est Hassan le poète qui va aider Shahrazade à conquérir sa liberté.
Pour moi, c’est un roman injustement absent des critiques littéraires de cette rentrée, un formidable cri d’amour et de combat.

Deux liens radiophoniques :
Chronique sur Radio Oloron le 16 octobre dernier et interview de Patrick Pourquier sur France Bleu Béarn le 21 octobre.

Attention : du 29 octobre au 2 novembre, la librairie sera ouverte de 10h15 à 12h30 et de 14h15 à 19h ; et fermée le 1er novembre (évidemment).

à très vite

Cédric

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Frissons à Bordères 2024

Bonjour à toutes et tous,

après la sélection de quelques nouveautés reçues ces dernières semaines, vous retrouverez en photos quelques autrices et auteurs passées par la librairie ces derniers jours, ainsi que les livres chroniqués sur Radio Oloron les 18 septembre et 02 octobre derniers.

Après ces rencontres toujours aussi agréables, la librairie va se délocaliser en plaine de Nay comme tous les ans pour le salon du livre jeunesse « Frissons à Bordères » . Cette année, pour la 25ème édition, les 19 et 20 octobre, j’aurai le plaisir d’accueillir sur mon stand : Quitterie Laborde, la « maman », notamment, de Musette souricette qui revient pour l’occasion avec une nouvelle aventure, et Matthieu Sylvander, écrivain à L’École des loisirs qui a déjà commis une douzaine d’albums et romans (des premiers lectures à la littérature pour les ados).
Constance Dufort sera également sur le stand de L’Escapade, mais seulement le samedi après-midi.
Je vous laisse découvrir les autres auteurs présents sur cette édition.

Une suggestion de lecture pour finir avec le très beau et très triste nouveau roman de Marie Pavlenko « Traverser les frontières, et venir naître ici« , paru aux éditions Les Escales.
Astrid a tout perdu. À quarante ans, plus rien ne la retient, alors elle part.
Elle achète sans l’avoir visitée une maison isolée dans la région montagneuse et sauvage du Mercantour. Parmi ses bagages, un carton marqué d’une croix rouge, ce qu’il lui reste de sa vie passée.
Soraya a tout laissé derrière elle. Sa Syrie natale, sa famille, ses amis, son insouciance. Elle traverse la montagne pour rejoindre la frontière française en se cachant de la police. Dans son ventre, une vie qu’elle déteste grandit.
Un roman poignant et lumineux qui raconte le deuil, la solidarité et l’espoir.
Mais aussi la bêtise crasse, la délation ordinaire, qui j’espère est minoritaire. Je n’aimerai pas avoir comme voisin, le voisin d’Astrid, le dénommé Ange. Au-delà de cet triste énergumène qui brisera des vies, c’est surtout une histoire d’humanité, de sororité et de maternité.
Deux destins de femmes inoubliables. Deux douleurs indicibles qui se rencontrent, s’apprivoisent et se reconstruise ensemble.
Et si la poésie et la nature, apaisantes, nous aidaient à surmonter nos épreuves et nos drames ?

Bonne semaine

Cédric

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Oloron Sainte-Marie passe au noir

Bonjour à toutes et tous,

Poésie dans les chais 2024 est clos, vive Poésie dans les chais 2025.
Le festival créé et dirigé pendant 20 ans par le parrain Didier Bourda est dans de bonnes mains : celles de Nicolas Vargas et de son collectif ATI. Les photos en noir et blanc sont de Morgane Lazarus (Montalbanaise d’adoption 😉 ) et graphiste de Poésie dans les chais.

A partir de cette semaine, la librairie et la Médiathèque des Gaves se mettent au noir.

Retour des vendredis noirs à la librairie dès le 20 septembre avec Philippe Pourxet.
Toute la journée, Philippe Pourxet dédicacera l’ensemble de ses romans noirs et policiers (éditions Terres de l’ouest) : « du rififi sur la côte basque », « rappel sanglant sur l’arbizon », « avis de recherche pour balle perdue », « les pirates et le code aztèque », « sale temps en Béarn » (de 10h à 12h et de 14h30 à 18h30).
Vendredi 4 octobre : Un aller-retour dans le noir
À l’occasion du salon palois « un aller-retour dans le noir », deux rendez-vous oloronais :
* dédicaces de Pascal Dessaint à la librairie de 14h30 à 18h00, avec ses romans policiers paru chez Rivages Noir, ses deux romans historiques parus chez Rivages, ses recueils de nouvelles parus chez La déviation et ses deux récits naturalistes que j’ai vraiment beaucoup aimé « Vers la beauté, toujours ! » et « Une femme sauvage » parus chez la Salamandre.
Pascal est l’auteur de plus d’une trentaine de romans noirs, de nombreuses nouvelles et de chroniques. Son premier polar paru en 1999 « Du bruit sous le silence » se déroule dans le monde du rugby. Naturaliste amateur, ornithologue, marcheur et défenseur de la nature, il écrit à partir de « Mourir n’est peut-être pas la pire des choses » (2003) sur les rapports complexes et douloureux entre l’Homme et la Nature. Ses romans sont récompensés par de nombreux prix (dont le prix Mystère de la critique qu’il a reçu deux fois). En 2017, il participe à la création de la maison d’édition Le Petit Écart.
* rencontre avec la journaliste Patricia Tourancheau à 18h30 à la Médiathèque des Gaves
Cheffe de la rubrique police, banditisme et faits divers à Libération pendant 29 ans, Patricia Tourancheau a été la première journaliste autorisée à passer douze jours en immersion à la Crim’. Elle a publié plusieurs livres, dont « Postiches, un gang des années 80 » , « Guy Georges : la traque », « Le Grêlé » ….

Dès le lendemain, samedi 5 octobre à 14h00, la librairie sera à nouveau à la Médiathèque pour la rencontre avec Fred Campoy (dessinateur) et Elsa Krim (scénariste), auteurs des deux tomes de « Tony, l’enfant des rivières ».
Fred Campoy dédicacera également ses autres bandes dessinées ( « Une vie avec Alexandra David-Néel », « Mike Horn, l’aventurier de l’impossible », entre autres …)
La librairie tiendra la table de ventes.
Après-midi de dédicaces dans le cadre de l’exposition « Tony, l’enfant des rivières »

La suite des rendes vous à venir est lisible ici : https://librairie-escapade.com/agenda/

Le 4 septembre, c’était « ma » rentrée sur Radio Oloron (Clémentine Mélois, Pascal Dessaint, Philippe Pourxet) : prochain rendez-vous mercredi 18/09.

Pour terminer ce billet, une suggestion de lecture/écoute/visionnage : « À choper sans acchopper » de André Minvielle, qui vient de paraître aux éditions Les Mutins de Pangée et Les Chaudrons.
« Une plongée dans l’univers du chanteur, compositeur et multi-instrumentiste A. Minvielle à travers un livre interactif proposant cinquante QR codes qui donnent accès à des compléments vidéo ainsi que deux DVD qui comprennent plusieurs films« .
Ça ressemble à une autobiographie, mais c’est bien plus encore !
Un parcours interactif à travers la carrière, les combats et l’œuvre d’André Minvielle : des accents, des chansons, des photos, des dessins, des mots, des rencontres, des films, des musiques, du jazz, un collectage protéiforme.
Du Béarn à Uzeste, et retour(s), une vie pour nous la rendre heureuse, un indispensable pour notre vie d’ici-bas.

Bonne semaine

Cédric

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Poésie et compagnie

Bonjour à toutes et tous,

voici venu le mois de septembre et son rendez-vous habituel avec le festival de Poésie contemporaine et musiques improvisées « Poésie dans les chais ».
La librairie oloronaise a été impliquée dès les première éditions de ce festival il y a près de 25 ans, puisque « La petite librairie » de Thierry Fredriksson était la librairie volante qui suivait les poètes de chais en chais sur les coteaux du Jurançon.
C’est ainsi que j’ai connu Didier Bourda, Thierry et que L’Escapade est née, mais vous connaissez déjà cette histoire (que j’aime à répéter souvent, il est vrai).
Du changement cette année : Didier Bourda, le parrain de L’Escapade et créateur de ce festival, laisse la direction artistique au poète performer palois Nicolas Vargas.
Si cette année, le festival se recentre sur l’agglomération paloise, L’Escapade continuera à être la librairie volante et sera présente le 11 à la Ciutat, le 13 à la Forge Moderne et le 14 au Clos Labrée, avec les ouvrages des poètes invités (Aurélia Lassaque, Yohann Villanua, Patrick Sirot, Patrick Dubost, Séverine Daucourt) et toutes celles et ceux qui ont marqué les 25 ans du Festival et qui seront présent.e.s au grand Mezze le samedi soir chez Thomas Pissondes au Clos Labrée (le programme complet sera mis en ligne ici )

Autre rendez-vous de ce mois, le retour d’un vendredi noir le 20 septembre avec Philippe Pourxet.
Il dédicacera l’ensemble de ses romans noirs et policiers (éditions Terres de l’ouest) de 10h à 12h et de 14h30 à 18h30 : « du rififi sur la côte basque », « rappel sanglant sur l’Arbizon », « avis de recherche pour balle perdue », « les pirates et le code aztèque » et « sale temps en Béarn » (ce dernier roman fait d’ailleurs des incursions sanglantes dans le quartier de la gare à Oloron et en Vallée d’Aspe).

La première des dix photos de ma sélection subjective des nouveautés reçues ces derniers jours présente la couverture du nouveau Pascal Dessaint « une femme sauvage » parue chez La Salamandre, comme un de mes livres préférés de Pascal, mais aussi parmi ceux parus depuis que je suis libraire, « Vers la beauté, toujours ! ».
Grâce aux amis du Festival « Un aller-retour dans le noir », Pascal sera d’ailleurs à la librairie le vendredi 4 octobre de 14h30 à 18h00 pour dédicacer ce dernier sorti, mais aussi ses romans noirs et policiers et ses recueils de nouvelles.
« Durant près de 20 ans, Clara a rompu avec la société pour vivre seule dans la nature au coeur de la forêt cévenole. Le choix de vie de la jeune femme interpelle Pascal, le fascine, résonne en lui face à des événements difficiles de sa propre vie. Il explore le mystère en progressant avec délicatesse, à travers des marches dans la nature en Aveyron et Lozère qui petit à petit approchent des lieux parcourus par celle qui s’est volatilisée.
Lors de ces escapades, il l’imagine dans cette nature aussi belle que rude et parfois hostile, s’interroge sur la façon qu’elle a de survivre. Il dresse ainsi un portrait en creux tout en pudeur de la femme errante, fait de questionnements aussi bien naturalistes et d’ordre pratique, qu’humains, nourri des rares témoignages de ceux qui l’ont aperçue.
Il convoque de nombreuses références du cinéma et de la littérature depuis Victor, L’enfant sauvage de Truffaut, jusqu’à Into the wild. Il finira au plus près des chemins de la furtive dont l’histoire hante cette région montagneuse sans pour autant prétendre percer tout son mystère et ainsi conserver une part de rêve
 ».
Ce que j’aime chez Pascal Dessaint, c’est sa façon de rendre hommage aux cabossés par la vie et aux vies qui nous entourent, qu’elles soient humaines, animales non humaines ou végétales, de son attachement profond à la nature, à sa beauté intrinsèque, et de son dégoût de ceux qui la massacrent.
À travers Clara, il nous parle de lui et de ses envies de pas-de-côté plus ou moins prononcées, qui sont aussi souvent les miennes, il faut bien le dire.

Vous trouverez ici les prochains rendez-vous de la librairie https://librairie-escapade.com/agenda/ .
Cet agenda n’est pas encore complet et j’espère pouvoir y intégrer de belles surprises.

Bonne semaine

Cédric

PS : Perrine vient en train à Oloron, certains jours les horaires d’ouverture de la librairie s’adaptent, pensez à vérifier ici https://librairie-escapade.com/contact/ avant de vous déplacer.

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C’est la rentrée …

Bonjour à toutes et tous,

après quelques semaines de pause estivale, c’est le retour de la lettre d’informations qui vous présente en dix photos une sélection subjective des nouveautés reçues ces jours passés à la librairie.
Qui dit août, fin des vacances et rentrée scolaire à venir, dit aussi rentrée littéraire.

Un de mes premiers coups de cœur va pour le récit de Clémentine Mélois « Alors c’est bien » paru chez Gallimard collection l’arbalète.
Elle raconte les derniers jours de vie de son père, le sculpteur Bernard Mélois, et la préparation de ses obsèques. Nul doute que ce livre touchera des lecteurs différents qui sauront passer au-delà du contexte pour y trouver un texte tendre, touchant et drôle qui me fait regretter de ne pas avoir connu B. Mélois, dont sa fille parle si bien.
Présentation de l’éditeur : « Il faut que je raconte cette histoire tant qu’il me reste de la peinture bleue sur les mains. Elle finira par disparaître, et j’ai peur que les souvenirs s’en aillent avec elle, comme un rêve qui s’échappe au réveil et qu’on ne peut retenir. Avec ce bleu, j’ai peint le cercueil de Papa.» Bernard Mélois est sculpteur. Il a consacré son existence à souder des figures spectaculaires dans le capharnaüm de son atelier, en chantant sous une pluie d’étincelles. Alors qu’il vit ses derniers jours, ses filles reviennent dans leur maison d’enfance. En compagnie de leur mère, des amis, des voisins, elles vont faire de sa mort une fête, et de son enterrement une œuvre d’art. Périple en Bretagne pour faire émailler la croix, customisation du cercueil, préparatifs d’une cérémonie digne d’un concert au Stade de France : l’autrice raconte cette période irréelle et l’histoire de ce père hors du commun dont la voix éclaire le récit. D’une fantaisie irrésistible, Alors c’est bien offre un regard sensible et inattendu sur la perte et la filiation. C’est aussi l’hommage de l’artiste Clémentine Mélois à son père, ce bricoleur de génie qui lui a transmis son humour inquiet, son amour des mots et son vital élan de création. »

Vous l’aviez déjà croisée en février à la librairie, depuis le 1er juillet, Perrine Benoit-Cattin est libraire à mi-temps à L’Escapade.
Après un déménagement réussi, je suis ravi de pouvoir embaucher une libraire de métier pour me seconder et me permettre de prendre de « vraies » vacances sans devoir fermer la librairie. Je ne m’en suis d’ailleurs pas privé dès cet été pour amener le marque-page de la librairie dans différents endroits des Pyrénées bigourdanes et béarnaises (quelques photos en fin de sélection).
Ce déménagement et cette embauche n’ont pu se faire que grâce à votre fidélité et à votre soutien sans faille pour L’Escapade : merci !
Et aussi, parce qu’Oloron-Sainte-Marie devient également, me semble-t-il, une destination touristique ; touristes qui ont inclus L’Escapade dans leur circuit de visites oloronaises … pourvu que ça dure !

Dans la prochaine lettre d’infos, je vous présenterai les rendez-vous à venir : Poésie dans les Chais, un Aller-Retour dans le noir, des vendredis noirs à L’Escapade, Frissons à Bordères ….

Bonne fin de vacances et bonne rentrée, à très vite.

Cédric

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Jeunes en librairie

Bonjour à toutes et tous,

pour cette dernière lettre d’informations de l’année scolaire, je voulais revenir sur les rencontres avec les écoliers, collégiens et lycéens de la région tout au long de cette année.

Des rencontres organisées dans le cadre de « Jeunes en librairie », coordonnées par notre association régionale « Librairies indépendantes en Nouvelle-Aquitaine » (toutes les infos sur ce dispositif sont ici) et rendues possibles également grâce à l’investissement des professeurs.
Dans ce cadre, je suis intervenu cette année devant des classes des Collèges de Arette, Tardets, des Cordeliers et Tristan Derême d’Oloron et une classe de seconde pro du Lycée Guynemer d’Oloron.
À l’issue de ces rencontres dans leurs établissements, ces collégiens et lycéens sont venus découvrir la librairie (pour la grande majorité, c’était une première) où ils ont pu acquérir un ou plusieurs ouvrages grâce à un chèque lire de 30€ offert par les différents financeurs.
Comme l’an dernier, les élèves volontaires de la classe des Cordeliers a mis en scène une sélection d’ouvrages (à retrouver dans les photos après ce texte).

À côté de ce dispositif, je suis intervenu également auprès de deux classes de seconde du Lycée Albert Camus de Mourenx, dans le cadre d’un projet spécifique de lycée autour du livre et la lecture « Tête en lire ».
Tout au long de l’hiver, j’ai également accueilli tous les élèves des écoles maternelles publiques d’Oloron Sainte-Marie (pas loin de 170 enfants) dans le cadre d’une action menée par les enseignantes « Lire et faire lire », avec le soutien du Ministère de l’Éducation Nationale et de la Mairie d’Oloron Sainte-Marie.
À l’issue de la visite de la librairie et après présentation et lecture, chaque écolier a pu repartir avec un livre offert (parmi 10 titres sélectionnés par les enseignantes)

Au fil des rencontres, il s’avère que j’aime de plus en plus partager et échanger avec ce « public scolaire » sur mon métier de libraire, la chaîne du livre, les autrices et auteurs, le prix unique du livre, l’édition, la littérature, la culture, les cultures, …
On en profite pour parler de mondialisation, d’impôts dus, d’altérité, d’ouverture aux autres, de non-assignation (culturelle, familiale, territoriale) et de déterminisme social.
En espérant que ces actions de médiation culturelle perdureront.

Dimanche 7 juillet, je serai toute la journée à Lasseube pour la Fête de la biodiversité, avec une sélection d’ouvrages pour tous les âges sur cette thématique. L’autrice Fleur Daugey sera sur mon stand le matin pour dédicacer ses documentaires jeunesse.

à très vite

Cédric

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L’escapade de Benjamin Fogel

Bonjour à toutes et tous,

en mai 2021, après lectures de ses deux romans « Le silence selon Manon » et « La transparence selon Irina », j’écrivais à Benjamin Fogel tout le bien que je pensais de son travail et il me confirmait alors que la fin de la trilogie avec « L’absence selon Camille » était dans les tuyaux.
Ravi que Camille ait vu le jour aux éditions Rivages Noir en ce printemps 2024 et que Benjamin puisse venir échanger avec nous à Oloron Sainte-Marie ce mercredi 19 juin à 18h30, grâce à notre association « Librairies indépendantes en Nouvelle-Aquitaine »

Dans cette trilogie consacrée à la transparence comme système politique, il marie roman noir et fiction d’anticipation. Il interroge l’articulation entre vie réelle, le dernier lieu où l’on peut cultiver son anonymat, et vie en ligne qui ne permet plus aucun subterfuge. Cette tendance à la transparence en ligne est un phénomène bien actuel qui n’est pas encore arrivé à son aboutissement ultime mais elle en prend le chemin .
Dans ce dernier tome qui vient de sortir, il pousse dans leurs limites les thématiques précédemment abordées, à travers la révélation d’un scandale d’État et l’ascension de l’extrême droite.

« Le silence selon Manon » – En 2025, une unité spéciale de la police est née pour faire face à la montée du harcèlement et de la violence sur les réseaux sociaux. Sébastien Mille, son directeur, s’intéresse aux groupes masculinistes de France, notamment le mouvement Incel né aux États-Unis et formé de célibataires malgré eux qui ont développé une haine des femmes.
« La transparence selon Irina » – En 2058, le monde est entré dans l’ère de la transparence. Les données personnelles de chacun sont accessibles en ligne publiquement. Pour préserver leur intimité, certaines personnes choisissent un pseudonyme dans la vie réelle. Camille, 30 ans, se fait appeler Dany Rogne dans la réalité. Chris Karmer, un policier qui traque les opposants à Internet, est assassiné. Camille se pose des questions.
« L’absence selon Camille » – 2060. Les murs de Paris sont recouverts du slogan « Malgré la transparence, on vous ment ». Sébastien Mille, policier retraité, et sa fille, la commissaire Holly Mille, enquêtent sur la signification et la provenance de ces graffitis. En parallèle, Léonard Parvel, 13 ans, est convaincu que son père fait partie du mouvement révolutionnaire qui lutte contre la prolifération du virtuel, les Obscuranets.

Son œuvre est influencée par les romans d’Alain Damasio et du britannique J. G Ballard. Elle traite des questions d’identité, de quête de sens, de notre société de contrôle et de la vidéosurveillance généralisée , des réseaux sociaux, d’anonymat et de la misogynie.
Ce que dépeint Benjamin Fogel comme société pour l’avenir n’a rien d’incohérent ni d’impossible. C’est ce qui le rend d’autant plus effrayant.
Quand la littérature et la fiction en disent bien plus que tous les essais édités.


Nous échangerons sur toutes ces thématiques, mais aussi sur le métier d’éditeur de Benjamin Fogel qui est le cofondateur et directeur des éditions Playlist Society, qui publie depuis 2015 des essais sur la pop culture, avec des livres sur des cinéastes (Christopher Nolan, David Cronenberg, Christophe Honoré, Valérie Donzelli…), sur des séries (Mad Men, The Leftovers…) ou des musiciens (Lizzy Mercier Descloux, Oasis, Kanye West…).
Il nous parlera notamment de « Dominique Marchais, le temps du regard ».
Dominique. Marchais a réalisé en 2023 le film documentaire « La rivière » sur nos gaves pyrénéens.

Je vous espère nombreuses et nombreux pour cette dernière rencontre de l’année 2023-2024 à la librairie.
Nombreux, vous l’étiez ce 7 juin à Lasseube pour écouter « Sur les grands chemins » de Yohann Villanua, inspiré de l’œuvre de Jean Giono. Merci aux bénévoles de la bibliothèque de Lasseube d’avoir permis cette représentation avant qu’elle ne soit jouée durant trois semaines au Festival d’Avignon du 2 au 21 juillet au théâtre Le figuier pourpre.

Les dernières chroniques sur Radio Oloro: 15 mai et 29 mai


P.S. : Cette semaine, la vitrine est d’actualité (la nouveauté, c’est qu’elle n’est pas seulement physique, elle est aussi numérique)

Bonne semaine

Cédric

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Festival du livre d’Oloron Sainte-Marie

Bonjour à toutes et tous,

après ces deux jours fériés, la librairie rouvre à partir de demain aux horaires et jours habituels, et se prépare pour le Festival du livre d’Oloron dont le thème est « Livres en corps« , qui se déroulera les samedi 18 et dimanche 19 mai, à l’espace Jéliote (entrée libre).

Sur le stand de la librairie, vous pourrez rencontrer :
Victor Malzac pour son roman « Créatine » chez Gallimard, et ses recueils de poésie chez Cheyne et La Crypte (écoutez le sur France Culture) ;
Elsa Krim et Fred Campoy pour, entre autres, les deux tomes de la bande dessinée « Tony, l’enfant des rivières » chez Delcourt – Fred Campoy ne sera présent que le samedi ;
Christophe Lamoure pour son essai philosophique « Seules les pensées que l’on a en marchant valent quelque chose » chez Privat ;
Mathilde Tournier, pour entre autres, son roman jeunesse « Championnes » chez Gallimard ;
Leila Wind pour son témoignage « De la mort à la vie : gagner la bataille contre l’anorexie » aux éditions La boîte à Pandore ;
Janette Ananos avec ses nouvelles, son récit autobiographique et son dernier recueil de témoignages historiques « Sur les sentiers du refus » chez Monhélios ;
Martine Bonnave-Seillès pour son témoignage professionnel « Pratique éducative et handicap mental » chez Chronique sociale ;
Claude Castéran pour ses polars pyrénéens chez Gypaète ;
Thierry Niogret pour ses Sherlock Holmes chez La Geste et Moissons noires, et ses précédents romans policiers.

D’autres autrices, auteurs et maisons d’éditions seront présents (voir la page de l’asso organisatrice Livres sans Frontières) et de nombreuses rencontres et animations proposées tout au long du week-end (voir la liste dans le diaporama ci-dessous).
N.B. : la librairie sera donc fermée le samedi 18 mai, en raison du Festival.

Notez d »ores et déjà dans vos agendas :
– Vendredi 7 juin, 20h30 à Lasseube : « Les grands chemins », d’après Jean Giono, par Yohann Villanua (orga : Bibliothèque de Lasseube, avec le soutien de L’Escapade)
– Mercredi 19 juin, 18h30 à la librairie : rencontre avec Benjamin Fogel, pour « L’absence selon Camille » (Rivages – noir – mars 2024) qui clôt magistralement la trilogie de la transparence (avec le soutien de Librairies indépendantes en Nouvelle-Aquitaine)

à bientôt

Cédric

P.S. : Franck Manuel est passé sur France culture pour son nouveau roman « À creux perdu »

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Merci

Encore une belle édition de la Fête de la librairie indépendante samedi dernier : merci à toutes celles et tous ceux qui ont poussé la porte de la librairie à cette occasion.
Par votre présence, vous manifestez à votre attachement à L’Escapade, mais également à toutes ces librairies indépendantes qui maillent notre pays. La France est un des rares pays à avoir un réseau aussi dense de librairies (le seul, peut-être) quoiqu’en disent les partisans de l’individualisme, de la livraison à domicile et de l’immédiateté dans tous les domaines, souvent au détriment du tissu commercial de nos villages, de nos quartiers et de nos centre-villes, qui participe pourtant grandement à la vie collective, sociale, culturelle, et aux rencontres physiques, bien plus que les grandes plateformes du Web mondial qui pleurnichent quand la collectivité leur demande de participer, par la fiscalité notamment, à la société.

En vous offrant ce livre spécialement édité chaque année et cette fleur, c’est aussi pour nous, libraires, l’occasion de vous remercier pour votre fidélité et votre soutien tout au long de l’année.
J’en profite pour remercier également Camille Rebolle-Laborde de la Ferme Casau bon à Lasseube, d’avoir grandement participé à la réussite de cette journée, avec ses fleurs.
Comme tous les ans, je vous ai pris en photos pour montrer la biblio-diversité réelle dans les librairies : l’album photo est à retrouver ici (normalement, même si vous n’avez pas de compte sur ce « réseau social », vous devez pouvoir regarder les photos).

Rendez-vous ce vendredi 3 mai à 18h30 pour « L’escapade de Christiane Laborde« , à l’occasion de la parution de son nouveau roman « Elle et la Dame de Brassempouy » aux éditions Terres de l’Ouest. Ce récit est l’ébauche d’un rêve éveillé entre la narratrice et l’artiste du Paléolithique ayant sculpté la Dame de Brassempouy, un véritable chef-d’œuvre intemporel dans de l’ivoire de mammouth : la Dame à la capuche / la Dauna au capulèt
De la rencontre aux confidences, une profonde affection se noue entre ces deux femmes que 30 000 ans séparent.
« Elle, c’est une amie, une sœur des âges lointains, d’une époque où les hommes vivaient au cœur d’une nature sauvage, tantôt généreuse, tantôt cruelle, et où se dessinait, à coups de silex et d’os, le merveilleux, l’imaginaire, l’Art préhistorique.
Une balade dans ce temps perdu où l’homme n’était qu’un voyageur sans bagage, ne laissant derrière lui que de rares traces… Mais quelles traces !
Qu’est-ce qui inspira la créatrice de la Dame de Brassempouy ? Et qui était cette artiste ? C’est tout le propos de ce livre, sorte d’invitation au voyage, en ce temps lointain des premiers hommes.
« 

et ensuite, viendra le temps du Festival du livre d’Oloron Sainte-Marie qui se déroulera cette année à l’espace Jéliote les samedi 18 et dimanche 19 mai. Je vous en parle dans la prochaine lettre d’informations, mais d’ores et déjà, vous pouvez retrouver toutes les informations sur la page de Livres sans Frontières.

Bonne semaine

Cédric

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