Béarn & Pays basque durant la guerre

ménochetSamedi 7 octobre de 15h00 à 18h00, Jean-Loup Ménochet dédicacera son livre « 1936-1946, Béarn Pays Basque dans la guerre » paru aux éditions Cairn.

Loin des fronts et des théâtres d’opérations les plus violents de la Seconde Guerre Mondiale, les Pyrénées occidentales seront relativement épargnées des horreurs de la guerre. Cependant, bien avant l’embrasement général, les basques comme les béarnais, traditionnellement liés à l’Espagne, deviennent en 1936 les témoins directs de la pandémie fasciste qui jettera le monde dans l’effroi et la mort pendant six ans. Tandis
que la Légion Condor et les phalanges ravagent les cités outre-Bidassoa, le département des Basses-Pyrénées accueille les civils jetés sur les routes de l’exil, offre repli et soutien pour les combattants républicains et se prépare déjà au pire. En 39 et 40, la mobilisation générale, la Blitzkrieg ou la Wehrmacht en ordre serré défilant sur le pavé ne surprend finalement plus personne : dans ce petit bout du sud-ouest, l’été, sur une plage à Hendaye ou à l’ombre de l’Ossau, on a déjà pu voir les flammes d’une Irun ravagée, ou l’exode massif des gudaris mutilés.
Mais la situation a changé car c’est désormais de ce côté des Pyrénées que les conditions de guerre s’installent, entre une France divisée et une Espagne non belligérante qui positionnent dorénavant le département comme un enjeu stratégique : gagner les cimes c’est la liberté et l’exil pour des milliers de persécutés, résistants, juifs ou intellectuels. Verrouiller les Pyrénées, contrôler et fortifier la zone, c’est la mission du Reich et de
l’administration française. Au milieu des forces, si certains embrassent clairement l’une ou l’autre des causes, la majorité de la population tente de survivre et de gérer au mieux les contraintes du quotidien, entre douleur, espoir, détente et joie de vivre jusqu’ à la Libération ultime.
A travers de nombreux fonds d’archives, publics ou privés, connus ou inconnus,
les images et les hommes livrent une histoire « à tiroirs » que l’auteur révèle d’un regard photographique et contemporain.

Historien et conférencier, Jean-Loup Ménochet s’installe sur la côte basque en 2002 où il mène des recherches sur l’architecture balnéaire et climatique. Pyrénéiste et spéléologue, ses nombreuses explorations des « Kavern » du Mur de l’atlantique, de la Linea P (fortifications en montagne) et des ouvrages Vallespin (Irun – San Sebastian) l’ont
conduit, en marge de sa spécialité, à se passionner pour l’histoire « pyrénéenne » de la Seconde Guerre Mondiale.

Cet article, publié dans AGENDA, dédicaces, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s