Le camp de Gurs

Samedi 22 avril, de 15:00 à 18:00, Émile Vallés dédicacera son livre paru en avril 2016 chez Cairn « Itinéraires d’internés du camp de Gurs 1939-1945« .

En Béarn, de 1939 à 1944, de la Guerre d’Espagne à la IIe Guerre Mondiale, comme l’a écrit Robert Badinter « le camp de Gurs, honte de la France, qui a successivement concentré toutes les désespérances, opprimé toutes les libertés ».
Créé à l’origine pour les basques d’Euskadi, 60 559 hommes, femmes et enfants connaîtront ses barbelés. 3 907 internés seront déportés. Son histoire va de Guernica à Auschwitz.
Dans ses 382 sordides baraques et leurs 18 500 « places », se côtoient soldats républicains, Brigades internationales, réfugiées étrangères, familles espagnoles, juifs allemands, Lorraines de Moselle, résistants français, gitans. Ils parlent de faim, de froid, de boue, d’angoisse. Il y a des évasions, des sauvetages, des déportations… Mais aussi de la solidarité, du dévouement (notamment CIMADE, Quakers, OSE, Secours suisse).

Cet ouvrage livre des destins en ces années où la mort rôdait, témoignages au plus près des événements.
De 1936 à 1945, les Républicains espagnols sont sur tous les fronts de guerre, du Rio de Oro saharien à l’Ebre, la Retirada les menant aux camps d’internement français. Volontaires dans l’armée française en 1939, ce sera Narvik, la défaite de 1940 et pour certains, le camp de Mauthausen. Guérilleros et brigadistes initient la résistance. D’autres rejoignent la France Libre, présents à Bir-Hakeim et premiers à libérer Paris avec les F.F.I. Des aviateurs connaîtront le ciel en feu de l’URSS, allant jusqu’aux steppes mongoles.
Cette saga des Républicains, « Toujours vaincus, jamais défaits », délibérément oubliée en France et en Espagne, est ici résumée.

Automne 2015, les vagues de réfugiés, de migrants, rappellent celle des 500 000 Espagnols républicains en février 1939. L’insertion des étrangers est une question universelle et de tous les temps.

gurs

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Émile Vallés, né en Aragon, vit en Béarn depuis son arrivée lors de la Retirada. Il se consacre à faire émerger et transmettre la mémoire du camp de Gurs. Sa formation d’architecte lui a permis d’être maître d’oeuvre des monuments érigés sur le site.

L’Amicale du camp de Gurs, créée en 1980, association qui s’obstine à faire connaître le plus grand des camps d’internement français de 1939 à 1944. Elle honore toutes les mémoires, rappelant les causes qui ont mené à la victoire des idéologies fascistes et nazies dans les années 30 et défendant les principes démocratiques, les Droits humains.

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Un commentaire pour Le camp de Gurs

  1. Sylvie Lescarret dit :

    Très belle apparition de ce monsieur dans le documentaire Après la jungle. Merci à lui pour son beau témoignage d’empathie.

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